vendredi 19 décembre 2014

THE NARRATIVE OF VICTOR KARLOCH    


L'étrange récit de Victor Karloch est un court métrage qui met en scène des marionnettes à tiges et qui dure environ 15 minutes. Il a été réalisé par Kevin McTurk qui est américain. Un court métrage est un film ne dépassant pas la durée de 20 minutes. Ce film raconte l'histoire d'un érudit du nom de Victor Karloch qui est donc un savant en sciences occultes. Un jour il reçoit la lettre d'un cartographe anglais se nommant William Merriwether. Dans cette lettre William parle de son expérience dans les profondeurs de l amer près des côtes irlandaises où il a découvert dans un cimetière de navires la pointe d'une lance, trouvée dans le vaisseau d'un templier qui la lui a remise.

Pour présenter le personnage de l'érudit, Kevin McTurk utilise un travelling vertical de haut en bas qui suit la fumée de la pipe du professeur, ce qui fait référence au plus grand détective anglais de l'époque victorienne, Sherlock Holmes. Comme Sherlock, Victor Karloch réfléchit grâce à sa pipe et il est donc montré en position de méditation.

Pour passer du récit du professeur à celui de William, le réalisateur superpose les voix de Karloch et de William, comme si un esprit ou un fantôme s'emparait du professeur, ce qui rappelle le caractère fantastique du court métrage.

Lilyan Cottel, 2nde 2



THE NARRATIVE OF VICTOR KARLOCH



L'étrange récit de Victor Karloch est un court métrage de 14'48'' réalisé par l'Américain McTurk en 2012. C'est une oeuvre utilisant la technique des marionnettes à tiges.L'histoire  se déroule à l'époque victorienne et appartient au genre fantastique. Elle raconte l'aventure d'un jeune cartographe envoyé sous la mer par un homme plus âgé qui voulait tenter une approche des fonds marins à l'aide d'un bathyscaphe qui va s'écraser contre un rocher après s'être fait envelopper par une pieuvre.

Au tout début, on ne voit qu'un écran noir durant quelques secondes pendant que le vieillard parle, puis c'est avec un travelling latéral que l'on découvre petit à petit des objets symboliques : des livres qui représentent les connaissances de l'érudit, des clés pour la résolution des mystères, des embryons monstrueux qui évoquent les expériences du vieillard et le crâne qui pourrait symboliser le passage à travers la mort. Le travelling s'achève sur un enregistreur de forme cylindrique inspiré du Dracula de Bram Stoker.

Lauren Geoffre, 2nde 2


THE NARRATIVE OF VICTOR KARLOCH


http://www.thespiritcabinet.com/


http://devour.com/video/the-narrative-of-victor-karloch/


L'étrange récit de Victor Karloch est un film américain sorti en 2012. Son réalisateur est Kevin McTurk et il dure 14 minutes 48 secondes. C'est un court métrage qui s'est inspiré de l'époque victorienne, le XIXème siècle. Il s'est inspiré aussi du Dracula de Bram Stoker pour l'un des personnages : Victor Karloch, un érudit qui rappelle Van Helsing. Ce court métrage raconte l'aventure d'un jeune cartographe de l'Académie de la Marine : William Merriwether, dont la voix est celle de l'acteur Elijah Wood connu aussi sous le nom de Frodon dans Le Seigneur des Anneaux. Ce jeune cartographe part pour une expédition au sud de l'Irlande. Il en reviendra avec la lance qui tua le roi Arthur et son fils Mordred. Cette lance fut envoyée par William au professeur Victor Karloch, grand érudit et professeur en sciences occultes, mais elle fut volée par quelqu'un ou un être inhumain.

Les personnages de ce court métrage sont des marionnettes à tiges. Le réalisateur a décidé pour le début du film d'utiliser un travelling latéral de gauche à droite pour mettre en évidence les objets du professeur Karloch, qui montrent qu'il s'intéresse au surnaturel puisqu'il y a des embryons monstrueux dans des bocaux. Le réalisateur utilise aussi un travelling vertical de haut en bas pour introduire le personnage de Victor Karloch et sa caractéristique commune avec Sherlock Holmes qui est d'être un homme intellectuel et réfléchi car on voit au départ la fumée de sa pipe. Ce film enchâsse à l'intérieur du récit de Victor Karloch le récit de William Merriwether. Il passe de l'un à l'autre en superposant la voix des personnages, puis la voix de Victor Karloch s'efface pour laisser la place à celle de William Merriwether.

Ce film est fantastique et amusant car il reprend des éléments de deux romans de l'ère victorienne, la pipe de Sherlock Holmes et le personnage de Van Helsing de Dracula. Il est aussi amusant car il utilise des marionnettes.

Gwenaël Fanget, 2nde 2

dimanche 7 décembre 2014

Les Autres, film d'Amenabar et Le Tour d’écrou, novella d’Henry James

    Le Tour d’écrou est une novella d’Henry James parue en 1898, elle appartient au genre du fantastique. Une référence aux sœurs Brontë est mise en avant par le narrateur. En effet au début de l’histoire le narrateur, Douglas, est autour d’un feu avec d’autres gens, et ils se racontent des histoires pour se divertir. Mais l’histoire que Douglas raconte ensuite va nous entraîner dans cette fameuse dimension fantastique. C’est en 2001 qu’est réalisé le film Les Autres appartenant lui aussi au genre fantastique. C’est deux œuvres sont basées sur des histoires de fantômes c’est pourquoi elles se ressemblent. Nous allons analyser ce rapprochement.

    Ces deux histoires se déroulent dans un même environnement : une grande demeure, au milieu de rien. Dans chacune d’elles semblent se passer des choses étranges. Par exemple dans Les Autres, nous pouvons entendre de nombreux bruits et chuchotements : ce qui nous laisse dans une situation de malaise...  De plus tout le monde semble entendre ou voir ces « choses » mais personne ne veux le dire ou l’avouer, comme s’ils redoutaient qu’il se passe quelque chose ensuite.
    Les personnages sont assez ressemblants : il y a deux enfants, une femme principale qui les accompagne (gouvernante dans le livre et mère dans le film), puis les domestiques et les fantômes. Nous ne savons pas qui est réellement la femme, est-elle folle ? Est-elle sensée ? Nous sommes dans le doute. C’est aussi elle, en particulier, qui voit et entend ces fantômes. Dans la novella, la gouvernante voit apparaître Peter Quint et Miss Jessel, deux domestiques morts. Les enfants ne sont pas tout à fait innocents : en effet dans le film Anne voit un intrus dans sa chambre, Victor, et fait peur à son frère, Nicholas. Anne semble avoir un « don » pour voir ces intrus. Dans une des scènes du film nous voyons Anne dans le corps d’une des intrus (la voyante). Surpris nous nous posons de nombreuses questions qui vont rester très longtemps sans réponse.
    La folie est présente dans les deux œuvres. La gouvernante et la mère d’Anne et Nicholas : Grace sont qualifiées de folle, ce qui est compréhensible. La gouvernante voit des gens morts et Grace entend des bruits et voit des objets bouger... D’ailleurs elle est tellement obsédée par ces intrus qu’elle ferme toutes les portes à clé dès qu’elle entre ou sort d’une pièce. Les enfants sont isolés. Dans la novella Miles ne va plus à l’école, et dans le film les enfants ne sortent jamais dans leur maison et les rideaux restent toujours clos. C’est aussi leur mère qui les éduque, chez elle.
    La référence à la Bible ressort fortement. Dans le Tour d’écrou nous apprenons que la gouvernant est fille de pasteur, nous en déduisons qu’elle est sans doute croyante. De plus dans un passage du livre tous les trois vont à l’église, ce qui renforce cette croyance. Dans les Autres Grace s’occupe de l’éducation de ses enfants en leur faisant lire régulièrement la Bible. A plusieurs reprises elle sert fort un chapelet en citant des passages de la Bible pour lui donner du courage. Cette forte référence à la Bible s’oppose à l’idée de fantômes : normalement ils sont censés être partis au paradis, ou en enfer... ils ne devraient pas être sur terre avec les vivants. C’est un peu le monde à l’envers, les questions défilent mais nous nous laissons emporter par l’histoire.


    Ainsi ces deux œuvres se rapprochent. Le fantastique est très présent et l’histoire nous tient en haleine jusqu’à la fin. Les deux histoires se déroulent dans un endroit commun, une grande maison. Nous retrouvons les « mêmes » personnages, c’est-à-dire deux enfants, une femme, des domestiques, et bien sûr les fantômes sans quoi l’histoire ne pourrait fonctionner. Donc deux enfants : un garçon et une fille. Mais la fille semble être plus maligne et sournoise que les garçons, Flora dans la novella se moque de la gouvernante notamment dans la scène du lac. Anne, elle, fait peur à son frère et elle a des comportements étranges. Tout cela nous déstabilise. L’idée de folie accentue le fantastique, elle nous met dans le doute : est-ce vrai ? Est-ce faux ?... Pour finir la référence à la Bible est présente dans les deux histoires, parfois sous des « formes » différentes (objets, citations...). Sa présence fait qu’il y a un mélange entre la réalité et le surnaturel. Pour conclure ces deux histoires appartiennent au genre fantastique et toutes les deux sont similaires et fortes en rebondissements ! 

Laura Meunier, 1ère L2

vendredi 5 décembre 2014

En quoi peut-on rapprocher le film Les Autres de la novella Le Tour d'écrou de Henry James ?


ratusandmina.com

Le film Les Autres met en scène Nicole Kidman, une jeune femme habitant une immense demeure sur une île entre le Royaume-Uni et la France, au milieu de la Manche. Elle y vit avec ses deux enfants, Ann et Nicholas, sans son mari, parti combattre aux côtés de la France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un jour, un homme et deux femmes se présentent à la porte de son domaine comme étant d'anciens domestiques de la maison. Le temps passant, la jeune femme entend des voix et sent des présences néfastes dans sa demeure.

Dans la novella de Henry James, il s'agit d'une jeune femme d'une vingtaine d'années, qui se présente à un poste de gouvernante au château de Bly. Elle y fait la connaissance des deux jeunes enfants dont elle a désormais la charge, Miles et Flora, ainsi que de toute l'équipe des domestiques qui travaillent au château. Alors que tout se présente sous les meilleurs auspices, elle voit des revenants qui rôdent autour et dans la demeure. Par ailleurs, l'attitude des enfants se fait de plus en plus intrigante, tandis que les domestiques semblent cacher un lourd et effroyable secret.

En premier lieu, dans les deux histoires, la protagoniste principale est une jeune femme avec beaucoup de responsabilités et qui est peu à peu menée à la folie: dans Les Autres, la mère perd toute notion du rationnel dès lors qu'elle sent la présence de ce qu'elle appelle "les intrus". Dans le livre, la jeune gouvernante frise la folie à cause des apparitions dans le manoir.

Ensuite, il y a la présence des deux enfants, plus précisément d'un garçon et d'une fille, dans chacune des histoires. Dans l'une comme dans l'autre, les enfants sont présentés avec un visage angélique, lisse et sans défaut , tels des poupées, ce qui les rend davantage mystérieux dans Les Autres et effrayants dans Le Tour d'écrou.

Par ailleurs la présence de ces enfants "parfaits" se conjugue idéalement avec l'ambiance de suspense et d'épouvante. En effet, l'aspect paranormal des deux récits est clairement ressenti par le spectateur ou le lecteur. De plus la dimension fantastique est totalement respectée puisque le spectateur ou le lecteur est tiraillé entre une explication rationnelle et une solution irrationnelle. La jeune femme est-elle devenue folle ? Ou bien seraient-ce réellement des revenants ?

Enfin le dénouement de chaque histoire est le plus important. En effet dans chacune d'elles les enfants périssent : dans Les Autres, il s'agit du frère et de la soeur, dans Le Tour d'écrou, c'est Miles. le dénouement est d'autant plus marquant qu'il est inattendu, et permet par ailleurs de comprendre rétrospectivement le fil de l'histoire.

Emma Piètrement, 1ère L2
En quoi peut-on rapprocher le film Les Autres de la novella Le Tour d'écrou de Henry James ?


On peut remarquer de nombreuses ressemblances entre le livre et le film. Tout d'abord, l'opposition entre le monde des vivants et le monde des morts est au coeur de l'intrigue et anime l'histoire. L'apparition de fantômes est également présente dans les deux, sauf que dans Les Autres la vérité sur les personnages est cachée et il y a un effrayant retournement de situation: les vivants sont en fait morts et inversement. Le fait que les enfants voient les "fantômes" est aussi présent dans Le Tour d'écrou. dans le livre, Miles et Flora ne sont pas effrayés par les revenants, alors que dans le film Nicholas en a peur.

On peut aussi relever que la folie est au coeur des deux oeuvres: la mère, dans le film, tue ses enfants dans un élan de folie dépressive puis se suicide ensuite, et dans le livre, on peut penser que la gouvernante est folle dès le départ. Dans les deux cas, la folie et la mort sont associées.L'ambiance angoissante et oppressante est omniprésente.

De même les deux récits se passent dans une ancienne demeure à l'écart du monde, avec des domestiques inquiétants qui ne semblent pas comprendre la peur ambiante. Les deux héroïnes sont très semblables: des jeunes femmes, dans un château, avec des enfants, des domestiques, des manifestations auxquelles elles ne veulent pas croire au départ, l'oppression par les enfants et par les domestiques, les apparitions se succèdent, la folie monte dans l'esprit de l'héroïne...

J'ai préféré le film au livre, car la peur était bien plus présente grâce aux musiques angoissantes et au jeu des acteurs. L'histoire elle -même était mieux car on ne s'attend absolument pas à cette fin. Ce film est incroyable, il est à revoir une deuxième fois pour bien comprendre tous les éléments du film (paroles, gestes, objets, symboles...)

Gaëlle Guiet, 1ère L2


En quoi peut-on rapprocher le film Les Autres de la novella Le Tour d'écrou de Henry James ?


www.allocine.fr                                                                                                                          
Les Autres est un film d'Alejandro Amenabar qui met en scène une mère, Grace, et ses deux enfants Anne et Nicholas. Ils vivent sur une des îles anglo-normandes, coupés du monde. Des phénomènes surnaturels vont se produire au sein de cette maison et changer la vie de ses habitants à tout jamais. Ce film sorti en 2001 est inspiré de la célèbre novella Le Tour d'écrou de Henry James, publiée en 1898, cependant il ne prétend pas en faire une adaptation fidèle. Toutefois, plusieurs éléments leur sont communs. Nous verrons dans un premier temps les similitudes des situations initiales et générales, puis nous verrons en quoi l'aspect fantastique présente des caractéristiques semblables.

Les Autres et Le Tour d'écrou présentent une situation initiale dotée de plusieurs points communs. Dans le film et dans la novella, l'histoire se déroule au sein d'un manoir isolé du reste du monde où vit un microcosme composé de domestiques, de deux enfants, un garçon et une fille, et de leur mère pour le film, d'une gouvernante dans la novella. Le Tour d'écrou met en scène une jeune gouvernante arrivant dans un manoir, tandis que Les Autres montre l'arrivée de domestiques du point de vue des résidents déjà présents dans la demeure. Dans le film, les personnages de Grace et d'Anne ont une attitude étrange dès le début, alors que dans la novella tout semble normal pendant plusieurs chapitres avant l'intervention du surnaturel.

Les deux situations initiales plongent également les lecteurs ou le public dans une atmosphère pesante liée à des phénomènes étranges et inquiétants. Le Tour d'écrou s'avère inquiétant principalement par le fait, présenté dès le début, que le manoir de Bly a été quitté par plusieurs domestiques et que certains d'entre eux sont morts après s'être enfuis. le manoir est donc plongé dans le souvenir perturbant de ces événements. L'inquiétude grandit au fur et à mesure que le récit se poursuit, notamment à cause des apparitions et du comportement préoccupant du jeune Miles. Les Autres est également empreint de cette atmosphère angoissante, avec tout d'abord la condition des enfants qui ne peuvent pas être exposés au soleil ni à une lumière trop forte, et la psychose de leur mère qui l'oblige à faire en permanence attention à la fermeture des rideaux et des portes. Puis le malaise s'accroît lorsqu'Anne déclare avoir vu quelqu'un dans la maison à plusieurs reprises, et que Grace commence à entendre des voix, des bruits, et voit des portes s'ouvrir ou se fermer alors qu'elle pense être seule.

Les deux récits se placent directement dans une dimension fantastique très prononcée. Il est question dans les deux cas d'apparitions fantomatiques, cependant plusieurs hypothèses peuvent être émises sur la réalité de la situation. En premier lieu, nous pouvons considérer que ces apparitions sont réelles : les personnages seraient donc tous sains d'esprit. La gouvernante du Tour d'écrou serait, selon une première hypothèse, la seule à voir les revenants, grâce à un privilège, ou plutôt une malédiction.Il en est de même pour Grace qui serait donc réellement confrontée à des événements paranormaux. La seconde hypothèse concernant Le Tour d'écrou consiste en l'idée que les apparitions sont bien présentes et que les enfants Miles et Flora les voient également et entrent même en contact avec elles. Nous pouvons évoquer une troisième hypothèse qui repose sur la folie et la paranoïa des personnages. Anne aurait donc prétendu être entrée en contact avec des gens qu'elle peut voir et avec qui elle peut communiquer, alors qu'il n'en est rien. Elle aurait ainsi entraîné sa mère dans sa folie et l'aurait rendue paranoïaque, ce qui expliquerait cette confrontation permanente avec le paranormal sans toutefois qu'elle puisse réellement voir les apparitions. La gouvernante du Tour d'écrou pourrait être dans le même cas: si l'on considère que les enfants ne perçoivent pas les apparitions, il semble donc anormal que seule la gouvernante soit en mesure de les voir. L'hypothèse serait que la folie grandit au fil du récit et finit par atteindre son summum lors de la mort de Miles, sans doute provoquée par l'étreinte trop puissante de la gouvernante.

Les Autres donne une réponse à ces questions et résout l'hésitation du public, ce qui est contraire au principe du fantastique selon Todorov. A l'opposé, Le Tour d'écrou ne livre aucune explication au lecteur, même après qu'il ait lu plusieurs fois le livre et mené une réflexion acharnée, ce qui respecte l'essence du fantastique. Alejandro Amenabar apporte une réponse plus qu'inattendue ! C'est un véritable retournement qui s'opère dans les dernières minutes. En effet, la réalité qu'il propose est que les personnages que l'on suit depuis le début du film sont en fait les revenants et non les vivants. A l'inverse, Henry James ne donne aucune explication et laisse le lecteur faire sa propre interprétation ou continuer d'hésiter entre l'idée que les apparitions sont réelles et la possibilité que la gouvernante soit folle.

Ainsi le registre fantastique est présent tout au long des deux histoires, bien que Les Autres donne une explication claire des faits à la fin du film, alors que Le Tour d'écrou laisse le lecteur sans réponse précise au doute. D'autres films et livres peuvent être rapprochés de ces récits, par exemple Shining de Stephen King, adapté au cinéma par Stanley Kubrick, dans lequel il est question d'un hôtel hanté par des fantômes et qui rend fou un père de famille, ou encore Le Sixième Sens de M. Night Shyamalan, où un jeune garçon a la capacité de voir les morts. 

Florine Gervaise, 1ère L2

lundi 1 décembre 2014

La Femme d'à côté 
L'amour-désir 


cinemafrançais.fr

La Femme d'à côté est l'un des films de François Truffaut les plus récents. Il raconte l'histoire de deux anciens amants, Bernard et Mathilde, qui se retrouvent voisins huit ans après leur séparation, alors qu'ils ont tous deux refait leur vie.

Certes ce film possède des points positifs: en effet quelques personnages secondaires apportent une bouffée d'air frais à ce récit. Ils suivent l'histoire de loin, mais sont essentiels. Tout d'abord c'est Mme Jouve qui nous raconte l'histoire. Elle est un peu l'ange gardien du film: elle connaît tout le monde, tout le monde la connaît, et son but est que l'on soit heureux autour d'elle. Ensuite l'épouse de Bernard est aussi un personnage essentiel. Joyeuse et un peu naïve, elle fait passer le bonheur de Bernard avant le sien, comme si le bonheur de son mari faisait son bonheur. Son fils Thomas est comme elle, très important. Il est la fierté de Bernard et le fils que Mathilde aurait rêvé d'avoir. 

Par ailleurs les deux personnages principaux sont surprenants. Ils arrivent à nous faire vivre la douleur qu'ils ressentent lorsqu'ils sont séparés, même si lorsqu'ils sont ensemble ils ne s'échangent aucun mot doux. Leur relation pourrait être qualifiée de "charnelle", "physique", puisque tout marche grâce au désir qu'ils ressentent l'un pour l'autre.

Mais les points négatifs sont trop conséquents. les personnages principaux, Mathilde et Bernard, sont franchement agaçants. Bernard n'est vu que comme un homme incapable de contenir son désir et ses pulsions. Il est sans arrêt en train de dire qu'il ne reviendra plus vers Mathilde, mais c'est toujours lui qui retourne vers elle. En outre le jeu de l'actrice qui interprète Mathilde est tout aussi agaçant, avec tous ses murmures et ses soupirs "sexy": "Tu te souviens de moi, Bernard ?" Elle est celle qui attire Bernard dès le début. Il suffit de remarquer le premier regard qu'elle lui lance. Aguicheur. De plus, son accent est insupportable. 

Quant au scénario, il est lourd. Si le jeu du chat et de la souris peut être intéressant, il s'éternise, et le "Je t'aime, moi non plus" devient vite lassant. De plus la répétition de la phrase "Il faut qu'on parle", toujours suivie de baisers passionnés, alors que leurs conversations se résument à se promettre que ça s'arrêtera, nous rappelle sans arrêt que ce qu'ils font est interdit et laisse une impression étrange.

Ainsi bien que ce film possède quelques aspects positifs, les points négatifs l'emportent. L'alchimie qui nous  a fait croire à Jack et Rose dans Titanic n'est pas là, même si cette histoire fait penser à Thérèse Raquin par le thème de la passion jusque dans la mort, celui de l'amour-désir et du "Ni avec toi, ni sans toi".

Clothilde Rhodes, 1ère L2



La Femme d'à côté
"Ni avec toi, ni sans toi".

François Truffaut est un grand cinéaste français. Il révolutionne l'ère du cinéma grâce à la Nouvelle Vague. Grand amateur de cinéma, il déteste néanmoins le cinéma français, qu'il critique sans états d'âme dans Les Cahiers du cinéma où il travaille avec son père spirituel André Bazin. Après la critique, François Truffaut ne tarde pas à réaliser son premier film, Les Quatre cents coups qui le propulse en 1959 vers un succès immédiat. Parmi ses films notables on prendra La Femme d'à côté. Bien que Truffaut préfère le noir et blanc, ce film est en couleurs. Le cinéaste adore dénicher de nouveaux talents, c'est pourquoi le principal personnage féminin, Mathilde, est interprété par Fanny Ardant.

inthemoodlemag.com

Si les personnages secondaires sont très intéressants, comme le petit Thomas,Mme Jouve et Arlette, au contraire Mathilde et Bernard (joué par Gérard Depardieu) sont des personnages trop compliqués. En effet, bien que leur passion soit forte et qu'elle ait su résister au temps, à savoir 8 ans de séparation, cet "amour" cependant n'est que charnel.Il n' y a rien d'autre entre eux et cette passion les consume ! Cette passion, ce désir, bien qu'incroyables, n'en sont pas moins agaçants à la fin du film. Un jeu stupide du chat et de la souris revient sans cesse, ce qui lasse le spectateur. Le "Ni avec toi , ni sans toi" résume totalement le film. Quand Mathilde repousse Bernard, celui-ci la désire encore plus, et quand Bernard finit par s'éloigner de Mathilde, elle tombe en dépression. Ensuite Mathilde est un personnage détestable, car l'actrice a un accent dérangeant et elle surjoue le rôle. 

Ainsi ce film agace à cause du jeu de "l'attrape-moi si tu peux". Malgré la réalisation parfaite, le scénario n'est pas accrocheur.

Lauralie Surmely, 1ère L2
Les Quatre cents coups, une histoire touchante et un message de liberté


Les Quatre cents coups est un film phare de la Nouvelle Vague. En effet il correspond à toutes les caractéristiques de ce mouvement : scènes en extérieur, liberté du dialogue et petit budget. Mais ce n'est pas pour cette seule raison que le film de Truffaut épate encore aujourd'hui. L'histoire émouvante d'Antoine Doinel nous touche et éveille notre compassion, ce qui prouve que ce film est une vraie réussite. Le jeu de Jean-Pierre Léaud, âgé seulement de 14 ans lors du tournage, est impressionnant. En plus de sa ressemblance physique avec Truffaut, c'est un enfant "gouailleur", comme le désirait le réalisateur.Il a une certaine aisance dans son discours, ce qui impressionne pour l'époque.



Les 400 Coups - François Truffaut (1959)pinterest.com

Que le film soit en noir et banc n'est pas un obstacle pour le spectateur car il oblige à porter plus d'attention sur les lieux du tournage. Nous pouvons ainsi reconnaître la place Clichy lorsque la mère du petit Doinel embrasse son amant. Les nombreuses scènes en extérieur ont été tournées dans de célèbres rues du 9ème arrondissement de Paris.



Le scénario de François Truffaut ressemble étrangement à son enfance, bien qu'il refuse qu'on qualifie son film d'oeuvre autobiographique. La mère d'Antoine Doinel lui accorde très peu d'attention, il fait souvent l'école buissonnière et finit même en maison de correction pour le vol d'une machine à écrire. Antoine Doinel fait vraiment les quatre cents coups. Rappelons tout de même qu'au départ Les Quatre cents coups devait être un film à sketches et s'intituler Les quatre jeudis, en référence au jour sans école de l'époque. ce film est dédié à André Bazin, ami de Truffaut, mort peu de temps avant le début du tournage.

Cette histoire est touchante et le film délivre un message de liberté. J'ai beaucoup apprécié la scène finale où le petit garçon court vers un de ses rêves, la mer. Cette dernière séquence nous invite à penser qu'il court vers un avenir meilleur, sans que personne puisse l'empêcher de réaliser ses rêves puisque rien ne l'arrête dans sa course. Le dernier gros plan sur le visage de l'enfant prouve qu'il a une personnalité et un charisme malgré son mauvais parcours scolaire.

Une histoire touchante, un message de liberté et une note d'érotisme, c'est ce qu'on retiendra plus précisément du cinéma de François Truffaut.

Loreleï Verdier, 1ère L2
Les Quatre cents coups

Les Quatre cents coups est le premier long-métrage de François Truffaut, sorti en 1959 et emblématique de la Nouvelle Vague. C'est l'histoire d'un jeune garçon de 12 ans qui cumule les bêtises, d'où le titre du film. L'enfant se prénomme Antoine Doinel dans le film et Jean-Pierre Léaud dans la vie courante. Ce personnage d'Antoine apparaîtra par la suite dans beaucoup de films de Truffaut.

Dans le film, Antoine a été mis au monde quand sa mère avait 15 ans. Il a vécu jusqu'à ses 8 ans chez sa grand-mère pour vivre ensuite avec sa mère. Elle est froide avec lui , ne fais pas attention à lui. Il essaye de faire des choses pour lui faire plaisir comme par exemple mettre la table, ou bien il utilise son recourbe-cils ou son parfum pour se rapprocher d'elle. Antoine Doinel fait beaucoup de bêtises et décide de fuguer chez son meilleur ami. Ensemble ils volent une machine à écrire pour la vendre et gagner leur vie comme des adulte. Cependant Doinel prend peur et rapporte la machine à écrire où il l'avait trouvée. malheureusement le gardien le surprend et croit qu'il venait juste de la voler. Ses parents décident de l'envoyer dans un centre de correction. Il réussit à s'échapper.

A la fin du film la séquence où Antoine court le long de la route jusqu'à la mer est filmée en mode travelling de la gauche vers la droite, ce qui veut dire qu'Antoine va vers la liberté et qu'il a des chances de s'en sortir.La séquence se termine sur un gros plan sur le visage d'Antoine qui regarde vers la caméra. Ce regard est soucieux, incertain, on ne sait pas ce qu'il va faire plus tard, ce qui nous met dans le doute, nous donne envie de regarder les aventures de Doinel dans les autres films de Truffaut. De plus, la profondeur de champ donne une grande netteté à l'arrière-plan: par exemple dans la séquence où le jeune homme court sur la plage, les paysages derrière lui sont nets, évoquant l'espoir de l'enfant, lui qui vivait dans un tout petit appartement. L'élargissement du paysage évoque la liberté et donne l'impression qu'il va réussir sa vie future.

Clara Rinaldi, 1ère L2

Photo http://www.ew.com/ew/gallery/0,,20483133_20609624_21181694,00.html


La séquence la plus importante est celle où Antoine s'échappe du centre dans lequel il avait été conduit. En s'échappant de ce centre, Antoine montre qu'il laisse son passé derrière lui pour aller de l'avant. Il montre qu'il veut changer de vie, qu'il ne veut plus être celui qu'il était. Et cette envie de changement est encore soulignée lorsqu'il court, car nous le voyons de profil, ce qui nous fait comprendre qu'il court pour quitter son passé, "son ancien lui". Mais il court aussi pour atteindre son avenir. En quelque sorte il a hâte de devenir quelqu'un d'autre.

Marceline Malotet, 1ère L2


Le film Les Quatre cents coups a clairement été identifié comme un film autobiographique de son auteur François Truffaut. Il retrace son enfance auprès d'une mère peu attachante et aimante et d'un beau-père peu présent pour le fils de sa femme. Nous apprenons également comment François Truffaut s'est forgé de telles connaissances en matière de cinéma. En effet lorsqu'il faisait l'école buissonnière,lui et son ami Robert ("René" dans Les Quatre cents coups) en profitaient pour aller au cinéma et voir des des centaines de films par mois. C'est ainsi qu'il devint à partir des années 50 un critique très reconnu dans le monde du cinéma.

Ainsi ce film autobiographique est un façon très attachante de raconter l'enfance du réalisateur. L'acteur Jean-Pierre Léaud incarne à la perfection Antoine Doinel. Une suite fut d'ailleurs prévue et tournée.

Emma Piètrement, 1ère L2
Exposition François Truffaut

Photo  J. Hugenell

Le lundi 17 novembre 2014, nous nous sommes rendus à la Cinémathèque française à Paris, porte de Bercy, dans le cadre de l'exposition François Truffaut.

La visite a débuté par notre prise en charge par une guide, qui nous a fait une courte présentation de la Cinémathèque et de ses débuts. Après cela nous sommes rentrés dans le musée. Les deux premières salles étaient dédiées aux films de Truffaut. Nous y avons vu des photos de films, un extrait de La Nuit américaine, et tout un mur très plaisant couvert de citations extraites du film Les Quatre cents coups.

Au fur et à mesure nous avons découvert la vie du cinéaste, son enfance difficile qui inspira la saga Doinel. la guide expliqua que ce fut grâce à André Bazin que Truffaut devint cinéaste, car il l'avait recueilli et lui a permis d'écrire des critiques de films dans sa revue Les Cahiers du cinéma. François Truffaut était un maniaque, il avait l'obsession du travail bien fait, grâce à quoi il a reçu un oscar au festival de Cannes en 1959 et put se faire reconnaître sur le plan international. En 22 ans de carrière, il réalisé 21 films. Grâce à sa notoriété il put collaborer avec des personnalités comme Suzanne Schiffman. Il fit reconnaître le génie de Hitchcock grâce au "Hitchbook". Nous avons aussi découvert qu'il avait tourné dans un film de Spielberg, Rencontres du troisième type.

Pour ma part, j'ai trouvé cette visite très enrichissante. J'ai apprécié le fait que ses films reflètent toute la psychologie de Truffaut, l'importance qu'attachait le cinéaste à son travail et au choix des acteurs, comme celui de Léaud, mais aussi la symbolique du rôle de la femme qui reflète le délaissement qu'il a connu. Le seul reproche que je pourrais faire est que nous enchaînions la visite trop vite par manque de temps.L'exposition est tout de même un bel hommage à Truffaut. Je tiens à remercier la Cinémathèque pour l'accueil.

Marie Nicolas, 1ère L2

dimanche 30 novembre 2014

Zoetrop

Lyrics by Yanagi Nagi
Composed and Arranged by Saitou Shinya
Strings by Daisensei Muroya Strings
Performed by Yanagi Nagi


Original / Romaji LyricsEnglish Translation
Kakeochi nakushite shimatta
Saigo no KOMPOONENTO wo sagashite
Haruka na hoshi wo tadori
Niji-iro ni somaru sora no hate e
I search for the final component
I lost when I fell on down.
I arrive at a distant star
At the edge of the sky dyed in the colors of the rainbow.
Sukima kara koboredasu chiisana hi ni toraware
Hakujitsumu ni nita michi  aruki  aruki
Kasoku suru inryoku ga
Kurikaesu douryoku ga
Watashi no kokorogoto  hanasanai
I am held prisoner by the little lights that fell through the cracks
And down a path that looks like a day dream, I walk, and I walk.
The excelling gravity,
The repeating pull,
Will not tell me about my heart.
Kono mama tsuredashite yo
Chirikuzu to ryuushi no hashi tsunagiawasete
Tsukuridasu wa wo  nozokikomeba
Sono tabi ni katachi wo kae
Mawari hajimeru
Mata watashi ni  sou  deau tame ni
Take me away now,
Connecting the bridge of dust and sand together.
If you peek into the loop that was made,
Sometime, it will change its shape,
And begin to spin.
Yes, in order to meet me again.
Nani hitosu tayorenai
Nani hitotsu shinjirarenai
Semete yume de areba sukuwareta no ni
I can't rely on a single thing.
I can't believe in a single thing.
If at least I had a dream, I would be saved.
Sosogareru unmei ga
Ryoute wo mitashite yuku
Watashi hitori dake ja  tarinai
My fate that rains down
Fills up both of my hands.
But my hands alone are not enough.
Afurete shimau mae niBefore it overflows...
Uketomete  sasaeteite
Sukoshi dake demo
Muimi na sekai nante nai to
Shinjiru tame no ashita wo tsukuri ageru no
Mou akirametari shinai kara
Accept me, support me,
Even if just a little,
I can make a tomorrow that you are able to believe
That there is no such thing as a world without meaning.
I won't give up anymore.
Sukima kara koboredasu
Nidoto nai eien wo
The eternity that will never happen again
Falls through the cracks
ImaNow
Sono te de tsukandeGrab it with those hands of yours.
Sono mama tsureteitte yoJust take me away now.
Kasanariau ikutsumo no KAREIDOSUKOOPU
Dokomademo mirai utsushi tsuzuke
Souzou mo dekinakatta  hitotsu no moyou ga
Saigo no sukima wo umete yuku
An infinite number of kaleidoscopes that overlap
Continue to reflect the future, no matter where it is.
The pattern of it that we couldn't even imagine
Fills in the final crack.


Translated by mewpudding101
http://mewpudding101.wordpress.com/

A écouter sur http://www.stafaband.info/download/mp3/lagu_amnesia_zoetrope_full_song/
Visite à la Cinémathèque de Paris 
le 17 novembre 2014

La Cinémathèque française à Paris a été créée en 1936 par Henri Langlois, Georges Franju, Jean Mitry et Paul-Auguste Harlé. La mission de la Cinémathèque est de préserver et de diffuser le patrimoine cinématographique. Elle présente aussi 40 000 films et des milliers de documents et d'objets du septième art. Elle est également connue pour accueillir des expositions sur des réalisateurs comme François Truffaut, en organisant des projections et des conférences sur la carrière des cinéastes.

Le cinéma a été inventé à la fin du XIXème siècle. C'est un vrai retour dans le temps que nous avons effectué lors de la visite de l'après-midi au Musée du cinéma. Nous avons pu voir une bande de film : le guide nous a dit que 24 images revenaient à projeter seulement une seconde !! La question aussi qui revenait souvent était : lorsque la couleur n'existait pas, comment faisait-on pour en rajouter sur la pellicule ? la réponse est simple: on coloriait directement sur la bande. On nous a également présenté des machines du début du cinéma: le kinétoscope d'Edison ainsi que le cinématographe des frères Lumière. Nous avons également vu des objets insolites comme le robot de Métropolis, un engrenage des Temps modernes et surtout le crâne de Mrs Bates. Le guide nous a raconté que lors de l'ouverture de la Cinémathèque, on avait demandé aux cinéastes qui la visitaient d'apporter quelque chose en rapport avec le cinéma. Hitchcock avait donc apporté le crâne de Mrs Bates.

Cette journée a vraiment été bénéfique pour nos connaissances sur le cinéma. Nous sommes repartis avec des idées claires et surtout les yeux remplis d'images, notamment celles des magnifiques costumes portés par Kate Thomas.

Océane Burel, 1ère L2

La lanterne magique

Nous avons vu aussi "la lanterne magique", qui était un très vieux projecteur. Notre guide nous a expliqué son rôle à l'époque: lors des spectacles de rue, grâce à cet appareil, des images étaient projetées sur un linge blanc ou sur un mur et divertissaient les foules. Elle nous a également raconté une anecdote sur les lanternes magiques et leurs utilisateurs qui parfois arnaquaient les spectateurs, en leur promettant par exemple de faire réapparaître un être cher disparu alors qu'ils projetaient simplement leur image. Nous avons vu plusieurs de ces projecteurs.

Elisabeth Noui, 1ère L2

Le zootrope

Le zootrope est une machine circulaire servant à créer une illusion de mouvement. Il est composé d'un cylindre en métal avec de petites fentes sur le côté, et à l'intérieur des figurines d'animaux représentant la décomposition d'un mouvement.

Celui de la Cinémathèque montre la décomposition d'un vol d'oiseau. Quand on tourne le cylindre et qu'on regarde par les fentes, on a l'illusion de voir l'oiseau voler. Les espaces noirs entre les fentes sont nécessaires, car ils permettent que ne s'affichent sur la rétine que les images qui font croire que l'oiseau vole. 

Le mot "zootrope" est composé des mots grecs "zoo" et "trope", qui veulent dire "animal" et "tourner". La guide a souligné que beaucoup d'objets de la Cinémathèque finissaient par "-trope". Le zootrope que nous avons vu a été fabriqué en 1884, et c'est une possession du fondateur de la Cinémathèque, Henri Langlois.

C'est un objet intéressant car on distingue bien le mouvement de l'oiseau et j'aime pour ma part tout ce qui touche à l'illusion d'optique. De plus le nom de l'objet a attiré mon attention parce qu'une chanson de J-Pop que j'écoute s'appelle "Zoetrop".

Abigaël Aupetit, 1ère L2

samedi 29 novembre 2014

En quoi le film La nuit du chasseur évoque-t-il un conte merveilleux ?

            Ce film, La nuit du chasseur de Charles Laughton, réalisé en 1955, évoque par bien des aspects un conte pour enfants.

            Ce lien avec le conte merveilleux est tout d'abord montré par le schéma actantiel présentant un héros, John, ayant pour but de garder en secret l'argent de son père et de protéger sa petite sœur, Pearl. Le héros rencontre dans ce film quelques obstacles, provoqués par Harry Powell, le prêcheur et imposteur, qui veut récupérer l'argent que John et Pearl cachent en secret. Willa Harper, la mère des enfants, et Icey Spoon sont à leur tour les opposants de la quête de John. En revanche, le héros est aidé par Rachel Cooper qui les recueille à la suite de leur traversée de la rivière. Ils veulent échapper à Harry Powell qui les poursuit jusqu'à la résidence de cette femme.
            De plus, le schéma narratif de l'histoire s'apparente au conte : la situation finale est un dénouement heureux. En effet, l'imposteur est arrêté et condamné tandis que les enfants sont élevés par Rachel Cooper. Par ailleurs, la situations initiale, l'élément perturbateur, les péripéties et la résolution sont tout de même présents et forment le schéma narratif qui structure l'histoire comme si le film était un véritable conte merveilleux.
            D'autre part, la dimension onirique instaure une frontière entre la réalité et le rêve. Cela se retrouve au moment de la traversée de la forêt, mais aussi dans les gros plans sur les animaux pendant le périple des enfants sur la rivière. Ceci est également présent avec l'absence de localisation puisque le temps et l'espace sont abolis dans ce film : on ne sait pas où ni quand se déroule la traversée des enfants. De plus, l'absence d'êtres humains mais aussi le fait que cette traversée se déroule la nuit, sous un ciel étoilé, nous fait perdre toute notion du temps qui passe, entre leur départ du village et leur arrivée chez Rachel Cooper.
            Comme dans tout conte, le film repose aussi sur une visée didactique nous montrant l'opposition entre le bien et le mal mais également entre Dieu et le diable. Cela se traduit à l'écran par les jeux d'ombres et de lumières et par la fermeture à l'iris sur Harry Powell qui symbolise le mal, afin d'accentuer la menace qu'il représente pour le héros.
            En outre, la dimension orale est un élément principal du conte et le film y a recours : l'intervention de la narratrice dans le prologue et les personnages qui racontent une histoire à leur tour comme l'histoire de la vie contée par Harry Powell, l'histoire que Pearl raconte à la poupée dans la barque mais aussi celle de Rachel Cooper racontée aux enfants.
            Enfin, ce film fait de nombreux clins d'œil à certains contes comme celui de "Barbe Bleue" qui devient le surnom donné par le public à l'imposteur et faux prêcheur, au moment de son procès mais aussi le conte "La belle au bois dormant" que l'on retrouve lorsque Harry Powell progresse avec beaucoup de mal dans la forêt afin d'atteindre en vain les enfants dans leur barque. Cela rappelle le moment où, dans le conte, le prince tente d'entrer dans le château recouvert de ronces depuis cent ans pour délivrer la princesse prisonnière de son sommeil.

            Ce film évoque donc le conte merveilleux par des procédés appartenant au conte tels que le schéma actantiel et narratif, la dimension onirique et orale, la visée didactique finale et la référence aux contes merveilleux

Justine Carayon
1L2

lundi 24 novembre 2014

LA BELLE ET LA BÊTE N’ONT PAS PRIS UNE RIDE

Maquette de l’affiche de La Belle et la Bête – Jean-Denis Malclès, 1945 © ADAGP, Paris 2013, exposition Jean Cocteau et le cinématographe, La cinémathèque française

La Tribune des lycéens
13 novembre 2014


CINÉZOOM


70 ans après sa sortie en 1946 La Belle et la Bête, le chef-d’oeuvre de Jean Cocteau, nous fascine toujours autant. La réécriture cinématographique du conte de Mme de Beaumont plonge le spectateur dans un rêve éveillé, où l’irréel et le réel se confondent. Servi par les subtils éclairages d’Henri Alekan, le film questionne les apparences et la monstruosité et fait dialoguer l’innocence et le désir.

La Belle et la Bête présente une dimension onirique qui transcende les époques et les styles. Les trucages malicieux utilisés par Cocteau, que ce soient les bras-chandeliers qui bougent tout seuls ou encore les portes qui s’ouvrent d’elles-mêmes, nous transportent dans un monde irréel où le temps ne semble pas s’écouler. Jean Marais et Josette Day nous emmènent avec eux dans un univers où la magie, le rêve et la sensibilité prédominent, dans un univers qui année après année ne vieillit pas.

Les effets de lumière manipulés de façon prodigieuse par Henri Alekan sont d’une incroyable magnificence. Les acteurs et les décors sont sublimés par ses clairs-obscurs, il suffit de voir la beauté du visage de la Belle. Mais ces jeux de lumière n’ont pas qu’une valeur esthétique. Ils sont mis au service du film et font partie de son écriture même. Ils symbolisent la différence entre la Belle et la Bête. Tout ce qui concerne la Bête, que ce soit l’intérieur du château ou la Bête elle-même, baigne dans des teintes sombres, alors que Belle est toujours accompagnée d’une lumière blanche, presque immaculée. Ces jeux de lumière caractérisent donc l’opposition entre un monde irréel et réel, entre le désir et la pureté.

Derrière son image de conte pour enfants, le film de Cocteau est une réflexion sur l’image du monstre. Il s’interroge sur la nature de la monstruosité. La monstruosité est-elle forcément physique ou peut elle être plus subtile ? Malgré sa beauté apparente, Avenant cache en lui un être violent, arrogant, égoïste, prêt à brusquer Belle pour assouvir ses désirs. Ne serait-ce pas lui, le monstre ? Car derrière sa laideur, la Bête est un homme prévenant, gentil et qui, même s’il brûle de passion pour Belle, ne franchira jamais la ligne.

Le film étant sorti à l’époque de la découverte des camps de concentration et du procès de Nuremberg, on peut en sentir l’influence.  Cocteau a été marqué par la monstruosité de l’époque et il réfléchit à la vraie nature du monstre. Même si le film date de1946, la question des apparences et du monstre reste un sujet d’actualité.

Jean Cocteau a réalisé un film rempli de poésie, de beauté, de magie, et qui si vous vous laissez porter vous charmera  et vous entraînera dans un autre monde le temps d’une heure et demie.

PLUME

(alias Clara Meyer, 2nde 2)