jeudi 13 décembre 2018

Analyse de séquence sur la mort de Rebecca


Analyse de séquence : La mort de Rebecca


Un petit récapitulatif

Monsieur de WINTER et sa femme se retrouvent dans la cabane où sont toutes les affaires de Rebecca après le crash d’un bateau en mer près de la demeure de ce couple. Monsieur de Winter s'apprête à dire tout ce qui s'est passé le jour de la mort de son ex-femme.
On appelle flashback au cinéma le procédé qui consiste à interrompre une scène qui montre le présent des personnages pour montrer à l'écran une scène qui s'est déroulée dans le passé. Ici Hitchcock n'utilise pas de flashback il passe par le discours de Maxime de WINTER en l'illustrant par les images du décor ou s'est déroulé la scène dramatique de la mort de Rebecca et en l'accompagnant de mouvement de caméra particulièrement évocateur.
En premier lieu, c'est Maxime qui raconte à sa deuxième épouse ce qui s'est passé les mouvements de caméra suivent les étapes du récit en adoptant le point de vue de Maxime.

La vérité sur la mort de Rebecca



   Tout d'abord, l'extrait s'ouvre sur un plan d'ensemble du point de vue de madame de WINTER et nous voyons Maxime se tenant debout avec un manteau imposant. Ensuite un et même plusieurs moments dans cette extrait il y a un panoramique latéral qui suit les mouvements de Maxime.                                                                                                                                                                        
Le décor et les accessoires sont beaucoup trop larges comme le canapé, la veste de monsieur de WINTER et cela nous permet de remarquer l'infériorité du personnage dans cette pièce et ça symbolise aussi Rebecca qui prend beaucoup de place.
De plus lorsque que Maxime explique sa conversation avec Rebecca, Hitchcock met en place un plan spécial un cadre vide qui nous permet de suivre les mouvements de Rebecca bien que ne nous la voyons pas. Cela nous permet d‘imaginer la posture et l’attitude de Rebecca lors de l’interaction avec Maxime.
Enfin, nous pouvons remarquer que tout au long de cette extrait l’infériorité et la faiblesse de Maxime qui jusqu’ici étaient inexistant ou peu visible. On peut voir ressentir la sensibilité du personnage à présent.


                                                                                                                                                                                         NGOANE Lisa 1L2

samedi 8 décembre 2018

Rebecca, un film sombre

Alfred Hitchcock, de son vrai nom Alfred Joseph Hitchcock, est un réalisateur, producteur et scénariste britannique. Il est né 13 août 1899 et mort le 29 avril 1980. Ses œuvres les plus connues et appréciées sont Les Oiseaux, un thriller sorti en 1963 ainsi que Psychose,un film d'horreur sorti en 1960. Quant à Rebecca, sorti aux États-Unis en 1940, c'est une adaptation du roman de Daphne du Maurier paru en1938. C'est un drame et un thriller, en noir et blanc, et il n'est sorti en France qu'en 1947, soit 7 ans après.

Le genre gothique en littérature naît au Royaume-Uni au XVIIIème siècle, avec des œuvres comme Le Château d'Otrante ou Les Mystères d'Udolfo. Il fut influencé par l'expressionnisme allemand au XXème siècle. Les cinéastes jouaient sur l'intensité expressive en utilisant du maquillage blanc et noir pour accentuer les expressions. Le gothique aime les ambiances inquiétantes, mystérieuses, ainsi que le sentimentalisme et le macabre.

Rebecca présente de nombreux éléments empruntés au style gothique littéraire :  les décors, les personnages et les situations.

En effet la majeure partie du film se passe dans un manoir, celui de Manderley, en Cornouailles. Les manoirs, châteaux et autres bâtiments du passé sont des décors typiquement gothiques. On retrouve aussi la cabane abandonnée ainsi que la tempête. Plus le film avance, plus le décor s'assombrit, tout comme les personnages qui au fur et à mesure dévoilent leur sombre histoire.

Le personnage le plus représentatif du style gothique est évidemment Mme Danvers, la gouvernante. En effet elle est  vêtue de noir, possède un teint pâle, et reste mystérieuse. C'est une femme inquiétante, on devine sa présence par le son de ses pas. Rebecca appartient aussi à l'univers gothique, puisque même après sa mort, son souvenir continue de hanter les personnages. Mme Danvers et Rebecca ont chacune quelque chose de la femme fatale dans leur manière d'être.

Certaines situations sont typiques du gothique, comme la scène avec Mme Danvers qui pousse au suicide et torture psychologiquement la nouvelle Lady de Winter, la mort de l'ancienne maîtresse de maison, ou encore la fin tragique du manoir qui finit brûlé par Mme Danvers, dans la scène finale du film.


Lara Michel et Nolwenn Rolland

vendredi 7 décembre 2018

La chambre interdite

Analyse de séquence : La chambre de Rebecca 

Rebecca fut le premier film américain réalisé par Alfred Hitchcock, réalisateur, producteur et scénariste de cinéma britannique. Ce film sorti en 1940 est une adaptation du roman de Daphne du Maurier, publié en 1938, un immense succès de librairie.

Rebecca raconte l'histoire d'une demoiselle de compagnie originaire de la classe moyenne qui épouse un aristocrate anglais, Monsieur de Winter, veuf depuis peu, et qui doit affronter une fois au domaine de son époux, l'image parfaite de Rebecca, la première épouse, qui hante encore les lieux. Mme Danvers la gouvernante compare constamment la jeune femme avec la défunte. La différence sociale entre elle et son mari ne facilite pas non plus la tâche à notre héroïne.

La séquence dans la chambre de Rebecca commence à partir de la montée des escaliers par Mme de Winter. Hitchcock crée une atmosphère oppressante grâce à un plan moyen en contre plongée qui accentue la taille écrasante des escaliers. De plus un plan rapproché sur Mme de Winter transmet ses émotions face à cette porte angoissante et interdite, la porte de la chambre de Rebecca. Ce plan est accompagné d'un travelling arrière pour accompagner le personnage dans sa démarche. Il est suivi d’un plan subjectif de sa main sur la poignée afin que le spectateur soit totalement immergé dans le point de vue de la jeune femme. Ensuite un plan d'ensemble sur une partie de la chambre peu éclairée rend le personnage principal minuscule dans cette pièce immense et austère. Cette chambre est à l'opposé même du personnage avec ses rideaux fins et soyeux, son grand lit à baldaquin majestueux, ses meubles précieux et surtout sa coiffeuse digne d'une princesse.

Un des plans clé de cette séquence est le mouvement des rideaux qui suggère l'arrivée fantomatique de Rebecca. Le personnage de Mme de Winter est très angoissé et effrayé car elle se trouve dans un lieu qui lui est interdit. Ses sentiments sont accentués par l'entrée de Mme Danvers et l'ouverture magistrale des rideaux sur les grandes baies vitrées. Après cet événement Mme Danvers emmène Mme de Winter à la penderie de Rebecca pour lui montrer les tenues de Rebecca, en particulier un précieux manteau de fourrure, en opposition avec la tenue très sobre de Mme de Winter pour insister sur l'infériorité de sa classe sociale. On peut également parler de la tenue sombre de Mme Danvers qui représente le gardien de la chambre de Rebecca. 

Mme Danvers exprime une sorte de passion charnelle pour Rebecca lorsqu'elle se caresse la joue avec le manteau de fourrure ce qui met mal à l'aise Mme de Winter, encore plus lorsque Mme Danvers lui caresse aussi la joue avec ce même manteau et lui montre tout le linge de chambre fait sur mesure de Rebecca. Ce sentiment de malaise s'aggrave encore lorsqu'elle est assise à la coiffeuse et que Mme Danvers reproduit le mouvement de brossage de cheveux qu'elle faisait à Rebecca. 

Mme Danvers montre encore son fort attachement à Rebecca quand elle déclare qu'elle a brodé ses initiales sur son linge de chambre mais aussi lorsqu'elle montre sa nuisette transparente. Cependant Mme de Winter n'ose même pas regarder, son malaise s'aggrave jusqu'à la suffocation, elle subit une sorte de torture de la part de Mme Danvers. 

Mme de Winter décide donc de la fuir en quittant cette scène affreuse pour elle et en laissant Mme Danvers seule avec ses souvenirs. Cette séquence se finit par un fondu sur la scène suivante avec en surimpression des vagues se lançant à l'assaut du rivage, autre symbole de Rebecca, morte noyée.

Timon Renard et Tessa Mary

Rebecca, un film efficace


Rebecca est un thriller et un drame. C'est le premier film américain d' Alfred Hitchcock réalisé en 1940 qui est une adaptation du roman éponyme de Daphne du Maurier. Dans ce film nous retrouvons Laurence Olivier et Joan Fontaine dans les rôles principaux. Alfred Hitchcock est un réalisateur, producteur, scénariste britannique né le 13 août 1899 et mort le 28 avril 1980. Il réalisa de nombreux longs métrages comme Rebecca, Psychose, Les oiseaux ou encore Sueurs froides. Il est connu pour ses thrillers et le suspense qu'il met dans ses films, ce qui lui vaut son surnom de « Maître du suspense ».

Ce film raconte l'histoire d'une demoiselle de compagnie issue d'un milieu modeste qui rencontre Maxim de Winter, un noble anglais qui tombe amoureux d'elle. Il l'épouse et décide de l'emmener vivre dans sa demeure de Manderley. Au fil de l'histoire, la jeune femme se rend compte que l'ex épouse de Maxim, Rebecca, est morte mystérieusement, et le comportement de la famille semble étrange à son sujet. Au fur et à mesure du film, l'ambiance dans la demeure est de plus en plus mystérieuse, jusqu’à ce que la nouvelle dame de Winter se rende compte de la terrible vérité.

Certes l'action se traîne parfois, l'intrigue prend du temps à se mettre en place, et certains personnages se montrent trop passifs par moments comme l’héroïne, qui évolue cependant tout au long de l'histoire. Néanmoins ce long métrage reste un très bon film, l'histoire est intéressante, on a envie de connaître la vérité des la première minute du film jusqu’à la fin. L'ambiance générale est parfaite, les lieux choisis créent une atmosphère fantastique, que Manderley soit une immense demeure de style gothique y est pour beaucoup. Le fait que le film est en noir et blanc accentue cette ambiance oppressante. Le scénario est bien trouvé, c'est une sorte de crescendo, du moins au plus stressant suite aux retournements de situation finaux qui sont captivants. Les acteurs choisis par Hitchcock correspondent parfaitement aux personnages qu'ils interprètent. D’ailleurs certains se démarquent par le fait qu'ils sont plus attachants que d'autres. Le titre, malgré sa simplicité est trompeur car il nous fait réfléchir sur sa signification tout au long du film, a première vue, nous pensions que c'était le nom de l’héroïne alors que non. On découvrira au fur et à mesure qui est la personne qui se cache derrière ce nom.

Ainsi, ce film qui date des années 40 reste très actuel par son histoire, son ambiance et ses personnages. Il développe une tension de plus en plus forte jusqu’à la découverte des secrets de Rebecca, ce qui entraîne un enchaînements de coups de théâtre qui mènent jusqu'à un final inattendu.

Léane Maire et Nathan Faucon, 1ère L2

Image
http://www.fanpop.com/ 

jeudi 6 décembre 2018

Parlez-nous de Rebecca

 Interview imaginaire d'Alfred Hitchcock

- Parlez-nous donc un peu de Rebecca.
- C'est un film dramatique, un thriller qui est le seul de mes films qui ait remporté l'oscar du meilleur film. C'est une adaptation du roman de Daphne du Maurier dans lequel un homme en deuil épouse une jeune dame de compagnie.
- Avez-vous pu y ajouter votre touche personnelle ?
- Oui, l'humour est apporté grâce à Joan Fontaine qui joue Mrs. de Winter, elle accumule les gaffes et malgré ses efforts reste maladroite. Elle brise une statuette de valeur par exemple, et telle une enfant elle la cache.
- Les acteurs choisis incarnent-t-ils bien leur rôle?
- Parfaitement ! Je désirais un certain physique pour Mme Danvers, et ce fut une évidence pour moi que Judith Anderson saurait avec un peu de maquillage apporter le malaise que je recherchais pour ce personnage. Quant à Lawrence Olivier, son regard était celui que Maxime de Winter devait avoir.
- Joan Fontaine a elle aussi bien su montrer les différents états d’âme de Mrs de Winter. Je pense sincèrement qu'elle a participé au succès de votre film.
- C'est vrai. J'ai aussi beaucoup compté sur la popularité du roman.
- D’où votre slogan : «Vous avez aimé le roman ? Vivez le film ! »
- En effet.
- N’était-ce pas trop difficile de rester fidèle au livre?
- Si, j'ai d’ailleurs du transformer la mort de Rebecca en accident afin de passer la censure.
- Je vous remercie pour le temps que vous m'avez accordé.
- Il n'y a pas de quoi.
- Au revoir !

Sana Benallel

Le code Hays, un jeu pour Hitchcock

Comment dans Rebecca, son premier film américain, Hitchcock joue-t-il avec le code Hays ?

Le code Hays aussi appelé Motion Picture Production Code est un code américain de censure s'appliquant à la production de films. Il fut crée en mars 1930 par le sénateur William Hays, président à l'époque de la Motion Pictures Producers and Distributors Association. Il fut imposé par les ligues pour la vertu américaines, des représentants de l’Église catholique romaine, dans le but de purifier le cinéma de ses mauvaises influences sur la population. Il fut rédigé pour éviter de nombreux scandales gênant l'image d'Hollywood. Ce code fut appliqué de 1934 à 1966.

Dans ce code on censure les scènes sexuelles, de mort, de violence, ou encore de nudité… Les baisers étaient même chronométrés ! 
 https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/


Comment Hitchcock joue-t-il avec le code Hays ? 

Tout d’abord ce réalisateur a utilisé ce code dans son film afin d’éviter les scandales, mais pour un homme de sa renommée, il ne s'agissait pas seulement de respecter les règles mais aussi de jouer avec la mise en scène.
Dans Rebecca, son premier film américain, il y a plusieurs scènes autocensurées. En effet on apprend le décès de la précédente femme de Monsieur de Winter, Rebecca, mais quand Maxime nous explique la mort de sa première épouse, on ne la voit pas, la scène n'est que décrite par Monsieur de Winter. 
 https://www.nytimes.com/watching/lists/alfred-hitchcock-movies

Puis, on a également la scène de fin où Madame Danvers meurt écrasée par le toit. Au début on la voit courir dans le manoir a travers les flammes, pour autant la scène n'est pas violente, en effet les flammes sont éloignées du personnage.
https://black-and-white-movies.com/rebecca-hitchcock/

Lors de sa mort, l'image est cachée on voit le toit en feu s'effondrer mais on ne voit pas la femme mourir.

https://www.pinterest.fr/benoitmars/acdlf-rebecca/

Il existe également des scènes de sexe qui ne sont pas montrées, en effet l'acte est évoqué mais pas explicitement notamment les nombreuses aventures de Rebecca.
Les scènes de baisers entre les personnages principaux sont très chastes, filmées sous un angle vertueux, en plus d'être peu nombreuses, car on n'en compte que deux.
 https://variety.com/1940/film/reviews/rebecca-1200413156/

Lors de la découverte du corps de Rebecca, son mari se rend a la morgue pour identifier le cadavre. Le seul plan tourné est celui où les trois hommes, vus de dos, sont penchés vers quelque chose, ce qui évoque le corps de la défunte.

Cyril Herbin & Tess Lanfranchi 1èreL2