samedi 13 janvier 2018

Leçon de vie

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Hier par le hasard de mon moment d'exercice journalier où j'allume la télé pour arrêter aussi le travail de l'esprit - je fais du step, ce qui me fait ressembler à un petit hamster en train de pédaler dans la roue de sa cage ... - je suis tombée sur une rediffusion d'un vieux film sur Arte: Le docteur Zhivago, film que je n'avais jamais vu avant, avec Omar Sharif dans le rôle principal. Je croyais jusque là que c'était un film qui se passait en forêt tropicale profonde chez les coupeurs de tête ! Alors que pas du tout, c'est chez les Soviets au moment de la révolution et dans un froid sibérien la plupart du temps ...

J'ai trouvé ce film génial avec des personnages vraiment bien intéressants car complexes sous une première apparence simple, et surtout celui de Zhivago, gentil poète médecin qui se perd au soin et au besoin des autres hommes perdus dans des guerres et des combats durs et cruels qui ne sont pas les siens, ces autres hommes œuvrant pour la plupart à construire un monde insupportable et dévitalisant pour cet homme tenté par le dessus des nuages, là se trouve la source de son bonheur personnel et de sa gaieté individuelle, acceptant avec fatalisme de porter les chimères mortifères qui s'imposent tout en luttant contre en médecin (qu'il y a-t-il de plus inéluctable que la mort ? et pourtant chaque médecin lutte à reculer sa venue). Mais il faut bien vivre et survivre dans ce monde, alors il s'y emploie à l'insu de son envie propre, en essayant toujours d'éviter le piège de la haine, du cannibalisme et de la violence du froid égoïsme individualiste mais aussi de l'idéalisme collectif impersonnel, et ce n'est que lorsque les hasards du chemin le mettent en situation d'avoir du temps et de revenir dans son refuge bucolique loin du monde qu'il se trouve être au mieux de son être en vie authentique, et le voilà à écrire des poèmes et prendre le temps de la contemplation et donc de sa réalisation, et par là le voilà enfin à toucher le monde en émotion incarnée personnellement ... Malade du cœur il est, et par là il meurt au final... mais aussi vivant du cœur il est, et par là il vit aussi tout compte fait ...

Doko

mercredi 20 décembre 2017

L'Homme qui tua Liberty Valance

L'Homme qui tua Liberty Valance est un film de John Ford sorti en 1962. Il s'agit d'un western américain en noir et blanc. John Ford, de son nom de naissance John Martin Feeney, est un réalisateur américain, également producteur. Il est né en 1894 et mort en 1973 à l'âge de 79 ans. Il a été quatre fois lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur. Ce réalisateur est très prisé à Hollywood, et très connu notamment grâce à ses westerns, comme par exemple La Chevauchée fantastique de 1939.

Nous ne pouvons pas parler de L'Homme qui tua Liberty Valance sans parler du genre cinématographique évoquant le Far West au XIXe siècle, le western. Les westerns se déroulent principalement en Amérique du Nord lors de la conquête de l'Ouest. Ce genre apparaît au cinéma en 1895. C'est au milieu du XXe siècle aux États-Unis qu'il connaît son apogée avec l'âge d'or des studios hollywoodiens. Puis il est réinventé par les cinéastes européens vers 1960. Au départ, le western était un sujet de littérature, avec par exemple le roman de James Fenimore Cooper Le Dernier des Mohicans publié en 1836. Le statut de premier western est accordé au Vol du grand rapide tourné en 1903. D'ailleurs, à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance, une phrase résume l'essence même du western au cinéma : «Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende!»

Le film dont nous allons parler suit les codes classiques du western, d'abord pour les personnages. Nous retrouvons des cow-boys, des bandits, et un justicier. Nous retrouvons également des scènes classiques : le saloon, les scènes de duel, et parfois, ce qui est le cas dans le film, une histoire d'amour. Cependant, ce western raconte aussi l'histoire de l'Amérique avec l'industrialisation progressive présentée à travers des innovations techniques, comme le chemin de fer, qui relie les espaces. Ce chemin de fer, nous pouvons le dire, ramène également la loi dans le villages, ce qui s'oppose à la force brute qui règne dans ces villages,  la loi du plus fort. 
 
Les personnages ont aussi un rôle très spécifique dans le déroulement de l'histoire. Pour les présenter rapidement, nous pouvons déjà parler de l'homme qui donne son titre au film, Liberty Valance, qui est la brute du film, le brigand, et c'est également celui dont le film raconte les circonstances de la mort. Tom Doniphon est aussi très important, il est le local, il représente l'homme indépendant, et honnête. Ensuite, Ransom Stoddard lui est un jeune juriste qui arrive dans la ville, il représente la loi et la justice, une nouvelle vision de la vie pour les villageois. Il amène également l'éducation avec lui, et va apprendre aux gens du village à lire, notamment à la femme du film. D'ailleurs, la seule femme vraiment présente dans le film est Hallie, l'épouse de Stoddard, qui était au début convoitée par Doniphon.

Ainsi, tous ces personnages très différents ont un rôle très important à jouer, et l'un sans l'autre, l'histoire n'aurait pas eu le même déroulement. Dans l'ensemble, la classe a apprécié le film, car il sort un peu de ce que nous avons l'habitude de voir. Et le «twist» de la fin garantit l'effet de surprise. L'homme qui tua Liberty Valance est un western qui suit les codes classiques, mais qui est tout de même différent, avec des rebondissements et des coups de théâtre. Il nous montre comment un village du Far West arrive à devenir une ville développée, grâce en partie à la loi qui arrive avec Ransom Stoddard, ce que nous n'avons plus tellement l'habitude de voir au cinéma... 

                                                                                                                                                                        Loïs Hamon TL2

mercredi 6 décembre 2017

Qu'est ce qu'un rebelle ?


Lors de la sortie à la Cinémathèque des L2 du lycée le 13 novembre 2017, les terminales ont pu participer à l'atelier « rebelle au cinéma », où ils ont pu visionner plusieurs extraits de films ou documentaires sur l'image du rebelle.

Mais qu'est-ce qu'un rebelle ? Et quelle place a-t-il au cinéma ? Et comment est-il perçu par le public ?
Un rebelle, par sa définition, est quelqu'un qui s'oppose aux règles de la société, qui est donc à l'écart des autres. Au cinéma, il est souvent représenté seul, différent des autres, par un costume ou par la non mise en valeur par la lumière.

Le premier extrait visionné fait partie du film «  Viva Zapata »d’Elia Kazan de 1952. Il représente des paysans mal à l'aise, qui entrent dans le bureau du président. Le président est en hauteur par rapport aux paysans, qui sont montrés plus vulnérables, face au pouvoir et à la hiérarchie. Au moment où les paysans, déçus de leur échec, s'apprêtaient à sortir de la pièce, un homme se démarque et commence à s'approcher du bureau et dit au président que sa réponse ne le satisfait pas. Un duel commence, Zapata incarne le rebelle qui contre le président et ses propos, il ne crie pas, il expose ses revendications calmement.

Le deuxième extrait est une des scènes les plus importantes du film, de Francis Ford Coppola, «  Rumble fish », de 1983. On y voit une confrontation,un duel, entre deux groupes adverses. Ce duel représente une scène typique, pleine de clichés, de film de gangsters. Les deux clans arrivent, l'un après l'autre, sous forme d'une comédie musicale. Les clans sont représentés comme des rockstars. Puis, le rebelle arrive en moto et coupe la représentation des autres personnages.

Le troisième extrait, n'est pas un des moindres le film de Denis Hopper, « Easy Rider » de 1968. Nous y voyons trois motards qui débarquent dans une ville dont ils ne sont pas originaires, ils sont alors observés par les habitants. Au moment de s'arrêter dans un café, les bouchent se ferment, et les yeux s'écarquillent. Les hommes présents dans le café sont agressifs et intolérants face aux « étrangers », alors que les femmes présentes sont en admiration devant les trois hommes. Le réalisateur a souhaité mettre en avant le discours dominant masculin. Les trois motards, sont dans cet extrait, les rebelles, les marginaux.

Le quatrième extrait visionné est « Zéro de conduite : jeunes diables au collège » de Jean Vigo, de 1933 qui jusqu'en 1946 a été censuré. La scène se déroule dans un pensionnat de garçons très sévère, une révolte des jeunes éclate. Les traits des rebelles se dessinent. Les coussins volent, le vacarme est présent, ils s'insurgent contre des règles inhumaines et des punitions injustes. A la fin de l'extrait, le ralenti montre la révolte rêvée des enfants, comme une procession religieuse, on aimerait que ce soit eux qui gagnent de temps en temps.

Le cinquième extrait est un film étudiant pendant mai 68, plus exactement lors de la révolte étudiante et ouvrière : «  la reprise du travail à l'usine Wonder » est totalement filmée en plans séquences, il n'y a pas de montage. Les ouvriers sont en colère, ils sont révoltés face aux mauvaises conditions de travail dans les usines. Nous pouvons voir à l'image une femme au milieu, et de chaque côté d'elle se trouvent des ouvrier syndiqués. Elle raconte sa propre vie, elle ne « joue » pas de rôle. Elle expose ses propos.

Le dernier extrait visionné est un film de 1972, écrit et joué par le Groupe Medvedkine de Sochaux, composé de jeunes ouvriers travaillant à la chaîne aux usines Peugeot. C'est en réalité un film documentaire fait par des ouvriers pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail, ils racontent librement. Ils se révoltent en faisant un film, tout le monde ne pourrait pas oser dénoncer.

Pour conclure, le rebelle est représenté sous plusieurs aspects au cinéma. Qu'il parle fort ou qu'il parle doucement, il expose ses revendications et s’oppose à un ordre établi qu’il juge injuste. C’est une figure récurrente du cinéma et qui reste totalement moderne.

                                                                         Alos Noa TL2

samedi 2 décembre 2017

Duel à Nothing Gulch

Cette esquisse de planche reproduit les procédés cinématographiques caractéristiques de la scène de duel : plan général pour situer le décor, champ contrechamp en plan moyen puis en plan rapproché visage pour souligner l'antagonisme entre les deux duellistes et la tension grandissante, suggérée par les gouttes de sueur.



Amélie Bouvet et Timothé Béliard

vendredi 1 décembre 2017

Walt Disney, a hopeful guy / Walt Disney, un homme plein d' espoir

Erika : We noticed that your characters come from differents countries and have different looks, was it your intention ?
[Nous avons remarqué que vos personnages sont de nationalités et d'apparences différentes, est- ce intentionnel ?]

Disney : Je voulais que n'importe qui puisse s'identifier à chacun de mes personnages, peu importe notre apparence ou le pays d'où nous venons, nous pouvons devenir quelqu'un de bien.

Erika :Should we be a child to like your films ? Could you say you never grew up ?
[Faut-il être un enfant pour apprécier vos films? Diriez-vous que vous n'avez jamais grandi? ]

Disney : Non, nous n'avons jamais pris plus soin des enfants que des adultes, nos films plaisent aux plus petits comme ils plaisent aux plus grands. Je pense que chacun de noua gardé une âme d enfant, qui elle, ne grandira jamais.

Erika : Why did you start making cartoons ?
[Pour quelle(s) raison(s) avez vous commencé les dessins animés ?]

Disney : J'ai toujours été attiré par le dessin. Un jour j'ai dessiné une petite souris (Mickey Mouse) qui m' a permis de lancer ma carrière dans le dessin d'animation alors que je ne pensais pas que cela prendrait autant d ampleur.

Erika : Did you have troubles during your career ? If you did, how did you overcome them ?
[ Avez-vous rencontré des obstacles durant votre carrière ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?]

Disney : Il a fallu beaucoup d'argent pour réaliser ces rêves, ce qui a été un problème dans mes débuts, mais aussi la concurrence tout au long de ma vie.
il faut rester optimiste et cela m a donné envie de me battre encore plus pour réussir. La clef de la réussite est la confiance en soi, en croyant en ses rêves on peut tout accomplir.

Par Erika Smith du journal Broadsizes publié le 2 mai 1947

Les films d'animation française

En 1908, le dessinateur français Emile Courtet, dit Emile Cohl né en 1857 et mort en 1938, reprend le procédé de l'animation et réalise le tout premier dessin animé français sur pellicule photosensible de 35mm qu'il nommera Fantasmagorie. Ce film projeté pour la première le 17 août 1908 annonce l’œuvre d'un cinéaste imaginatif et créatif.

C'est en 1937 que le studio américain Disney sort son tout premier film d'animation, Blanche neige et les sept nains, d'après le conte des frères Grimm.

L'animation française a ensuite connu un moment de gloire assez important avec le dessin animé Le roi et l'oiseau de Paul Grimaut. Les textes sont de Jacques Prévert, d’après le conte de Hans Christian Andersen «La bergère et le ramoneur». Sorti en 1980, le film avait été entrepris en 1946. A sa sortie ce film a poussé Miyasaki et Takahata à concrétiser la création du studio Ghibli aujourd'hui mondialement connu.


Amandine LEBON et Louise  NUNES

Vocation : rigolo !

Interview imaginaire de René Goscinny

Le 20 décembre 1967 nous avons eu la chance de rencontrer Monsieur René Goscinny lors de la sortie officielle du film Astérix le Gaulois, et nous lui avons posé quelques questions.

Jeasther: Pour commencer, comment vous est venue l'idée de créer des personnages tels qu' Astérix et Obélix ?

Goscinny : J'ai toujours été fasciné par les films humoristiques. Petit mon père m'emmenait souvent au cinéma voir des films de Buster Keaton. Il m'utilisait comme excuse pour aller voir ces films, par exemple quand j'avais une mauvaise note à l'école il m’emmenait les voir, mais quand j'avais de bonnes notes aussi. Le cinéma en général m'inspire beaucoup dans la création de mes personnages. Sans Laurel et Hardy, Astérix et Obélix n'existeraient pas, sans Le Voleur de Bagdad, Iznogoud n'existerait pas... La vie en général m'influence beaucoup également.

Jeasther: Pour vous que représentent les personnages d' Astérix et Obélix ?

G: Je voulais raconter les exploits d'un petit bonhomme, une marionnette qui passe à travers les événement de façon drôle, un personnage aussi perceptible.. .qu'une ponctuation, c'est de là que vient son nom, une référence directe à «l'astérisque», la petite étoile indiquant un renvoi. J'ai aussi choisi qu' Astérix et Obélix soient gaulois parce que je trouvais qu'ils représentaient bien les défauts et les qualités des Français.

Jeasther: De tous les personnages que vous avez créés, lequel vous tient le plus à cœur et pourquoi?

G: J'aime vraiment tous mes personnages, ils ont tous une signification importante pour moi, ils ont tous plus ou moins joué un rôle important dans ma vie, mais j'ai quand même une petite préférence pour Lucky Luke car c'est le premier personnage que j'ai créé. C'est en quelque sorte grâce à lui que ma carrière a démarré.

Jeasther: Qu'est ce qui vous a donné l'envie de travailler dans l'univers de la bande dessinée ou même du cinéma d'animation?

G: J'ai toujours eu cette vocation, petit déjà je disais « quand je serai grand, je veux faire rire ». Au collège j'avais un journal que j'étais le seul à composer et à illustrer, je cherchais la façon de m'adresser à un public et comme j'aimais dessiner je pensais que le dessin était la plus évidente. Concernant le cinéma comme je l'ai dit avant mon père m'y emmenai., D'ailleurs j'ai assisté à la projection de Blanche-Neige et Pinocchio à Paris, et ces deux projections m'ont réellement marqué, je m'en rappelle comme si c'était hier. L'univers de Walt Disney me plaît beaucoup.

Jeasther: Vous parlez de Walt Disney, a-t-il eu une importante influence sur vos créations?

G : Oui, Disney à une réelle influence sur mon travail. Avant de créer ma propre société, je n'avais qu'une envie : travailler pour Walt Disney, c'était mon plus grand rêve, malheureusement les choses ont fait que je n'ai pas pu, mais Disney a tout de même continué à influencer mon travail, je m'en suis clairement inspiré, je ne vais pas le cacher, la preuve, mon ami Gotlib me surnomme « Walt Goscinny ».

Jeasther : Merci d'avoir pris du temps pour répondre à nos questions, bonne continuation.

G : Merci à vous !


 Esther Vatageot et Jeanne Degret