lundi 15 octobre 2018

L'histoire d'un pays




© Bac Films / DistriB Films

Funan, une famille cambodgienne sous les Khmers Rouges

Funan est un film d'animation en couleur belgo-franco-luxo-cambodgien qui dure 84 minutes. Tenez-vous prêts, car il sera en salle à partir du 13 mars 2019. C'est le premier long-métrage d'un jeune cinéaste, Denis Do. Ce film d'animation, délicat et poétique, s'est fortement appuyé sur les récits que lui faisait sa propre mère. C'est avec beaucoup d'émotion qu'il retrace le combat vital d'une Cambodgienne et de son époux, séparés de leur fils de quatre ans au début de la révolution khmère rouge de 1975.

Denis Do a dédié ce film à sa mère et à son frère aîné. Il s'appuie néanmoins sur une solide base documentaire, avec un rapport intime à son sujet, tissé depuis l'enfance. Ce jeune cinéaste attend avec impatience une version cambodgienne pour pouvoir restituer pleinement à sa mère l'histoire qu'elle lui a transmise.

A la Comète, projection d'un film d'animation en présence du réalisateur 

C'était une première d'avoir la présence du réalisateur, et aussi un honneur de pouvoir lui poser des questions sur son film pour savoir comment lui est venue son idée et pourquoi il a décidé de choisir un film d'animation et pas un film en prises de vues réelles. On ainsi pu apprendre qu'il a découvert les techniques d'animation à l'école des Gobelins, ce qui l'a convaincu d'opter pour le dessin animé.Il a remporté le Cristal du long-métrage au festival du film d'animation à Annecy en 2018.

Le film ? Que d'émotion !

Ce film est très touchant. Il a réussi à nous transmettre des sentiments, des émotions très fortes comme la peur, la tristesse ou la joie à la fin de voir que Chou a réussi à s'en sortir. Je ne suis pas très émotive, mais cette histoire m'a mis les larmes aux yeux.

Vanessa Lery, 2nde 7 

Amour et cruauté

Le film Funan réalisé par Denis Do, qui est le frère et le fils des personnages principaux, est un film d'animation sorti pour la première fois le 11 juin 2018 au festival d'Annecy 2018 où il a remporté le Cristal du long-métrage. Ce film a une portée historique car il raconte l'histoire d'une famille sous le règne des Khmers Rouges au Cambodge.

Ce film est captivant et empêche le spectateur de détourner les yeux de l'écran, comme lorsque le petit Sovahn se perd dans la foule : on ne peut s'empêcher d'espérer que ses parents le retrouvent. Il est aussi émouvant, comme lorsque le mari retrouve sa femme et qu'il la soigne et la porte sur son dos.

Dans ce film qui montre les humains les plus cruels, le réalisateur arrive à montrer des scènes d'amour : un homme se sacrifie sans hésiter pour sa famille et accepte la mort avec le sourire lorsqu'il voit sa femme et son fils quitter le pays pour changer de vie.

Ainsi, ce film est complet et malgré la sobriété du graphisme, il est très agréable à regarder. 

Ismaël Fall, 2nde 7

dimanche 14 octobre 2018

Images de Funan

Le petit Sovhan venait de se perdre dans la foule immense. Des hommes armés dirigeaient toute cette foule vers une direction inconnue. Les hommes, les femmes, les enfants multipliaient les pas pour se rendre au camp le plus vite possible, sous le regard insistant des Khmers Rouges.

Isaac Roger, 2nde 7 



Sok me pousse dans la descente et me rue de coups. J'ai du mal à respirer. Je l'entends hurler, mais je ne comprends pas vraiment ce qu'il dit. Il se retourne vers moi et chuchote: "Le camp de Sovhan est à quelques kilomètres au nord. Vas-y vite !"

La nouvelle me fait le même effet qu'une bombe. Il me faut quelques secondes pour réaliser, mais je finis par me relever et je me mets à courir, courir ! Il faut que je prévienne Chou...

Je l'aperçois, allongée par terre, endormie, avec l'écharpe de Sovhan enroulée autour de la tête. Je m'agenouille près d'elle et tente de la réveiller, le cœur battant. Un froncement de sourcils me fait comprendre qu'elle va ouvrir les yeux. Je lui annonce la nouvelle en espérant une réaction aussi explosive que la mienne, mais elle ouvre à peine les paupières. Alors je lui dis : "Ce n'est pas le moment de lâcher, Chou. Pas maintenant !"

Laurette Sommé, 2nde 7 

samedi 13 octobre 2018

Un film d'animation pour exprimer l'horreur

Ce vendredi 5 octobre, nous avons eu l'occasion d'aller à la Comète pour voir le film d'animation Funan, réalisé en 2017 par Denis Do. Ce réalisateur d'origine sino-cambodgienne a étudié à la prestigieuse école des Gobelins à Paris. Pour créer ce film, il s'est inspiré de son histoire familiale, plus précisément de celle de sa mère et de son demi-frère.

Résumé de l'histoire

L'action se passe en 1975 au Cambodge. Elle retrace principalement le combat et la survie d'une jeune mère durant la révolution des Khmers Rouges pour retrouver son fils Sovanh qui lui a été enlevé pendant leur exil forcé depuis Pnom Penh. Un régime de terreur s'installe peu à peu dans le pays. 

Pourquoi ce titre ? 

"Funan" exprimait autrefois la grandeur du peuple cambodgien. C'est le nom de leur premier empire, "l'âge d'or du Cambodge". En réalité ce titre exprime l'enfer dans lequel le peuple cambodgien a vécu quatre ans, de 1975 à 1979. Ils ont été victimes d'un régime de terreur instauré par les Khmers Rouges. Ce malheureux peuple a subi déportation, pillage, travaux forcés, viols, ou même encore torture et assassinats. Les enfants ont été enlevés des mains de leurs parents pour qu'ils deviennent de bons soldats qui défendent le communisme.

Mon opinion 

J'ai beaucoup apprécié ce film car grâce à lui j'ai pu me mettre à la place des personnages et ressentir leurs émotions. Le choix de faire un film d'animation pour parler de cette triste réalité m'a beaucoup plu car on ne nous montre pas l'horreur mais on nous la suggère grâce à des ellipses. Grâce à ce film j'ai pu prendre du recul et me poser davantage de questions par rapport à la question des réfugiés dans notre société d'aujourd'hui. Funan est aussi une manière de nous enseigner l'histoire d'un pays, d'une civilisation. Cela change des cours d'histoire classiques !

Je recommande ce film à tout le monde, adolescents ou jeunes adultes ! A vos starting-blocks, le film sort sur vos écrans le 13 mars 2019 !

Monira Boudib, 2nde 7

Funan, plus qu'un film, un témoignage

Le film que nous sommes allés voir ce vendredi 5 octobre s'appelle Funan. Il sortira le 13 mars 2019 et nous a été projeté en avant-première dans le cadre de War on Screen, un festival international consacré aux films de guerre. Le réalisateur, Denis Do, est d'origine sino-cambodgienne. Son œuvre est un film d'animation. Funan est le nom du premier empire cambodgien que les Khmers Rouges ont voulu restaurer afin de retrouver la grandeur du Cambodge sous un régime communiste. 

J'ai beaucoup aimé ce film car il est instructif: on en apprend beaucoup sur l'histoire des Cambodgiens et de la révolution des Khmers Rouges, leurs habitudes de vie, etc. Je l'ai apprécié aussi car il est très touchant : Denis Do nous raconte la vie de sa mère et de son grand frère Sovanh, et certains personnages, comme Sok ou le mari de Chou, se sacrifient pour permettre au reste de leur famille de survivre et de rejoindre la Thaïlande.

Enfin les graphismes sont doux et simples, ce qui est en totale contradiction avec l'horreur du témoignage et du scénario inspiré de faits réels, soulignant leur atrocité.

Clémence Mathieu, 2nde 7

Funan, émouvant et réaliste avant tout

Denis Do est un jeune réalisateur né en 1985 à Paris. Pour l'instant, il n'a réalisé que deux films, Funan et Change the story.

Au milieu des années 70, une famille cambodgienne, relativement aisée, voit sa vie totalement chamboulée suite à la soudaine et violente révolution des communistes radicaux plus connus sous le nom de Khmers rouges. A partir de ce moment, ces gens qui vivaient dans le capitalisme voient leur vie se transformer en survie. 

Les premières minutes du film montrent la joie, l'amour et les moments heureux en famille. Toutefois, le ton change dramatiquement quelques séquences plus tard. Chaque survivant fait de son mieux pour demeurer en vie, quitte à changer d'idéaux politiques comme le fait l'oncle Sok, ou à trahir ses proches. Le sentiment de solidarité fréquemment ressenti dans la fiction peut s'avérer aussi magnifique que fatal, voire violent, comme quand la mère et la fille se battent pour de la nourriture volée.

Dans ce film, malgré l'horreur, nous trouvons la force que l'amour maternel peut engendrer. Les créations numériques telles que les paysages et les animaux ajoutent un charme indéniable lié à l'animation.

Funan ne ressemble pas à un film de guerre avec des explosions et des fusillades à chaque séquence. L’œuvre s'adresse à un public sensible et capable de comprendre de telles atrocités. Elle n'est pas destinée aux jeunes enfants, notamment à cause de la violence et de certaines scènes qui ne la montrent pas mais qui la suggèrent très fortement, comme la scène du viol dans la cabane.

En définitive la mise en scène de Denis Do demeure très intelligente et choquante, tout en expliquant parallèlement qu'il est possible de rester en vie avec détermination et que nous sommes maîtres de nos choix. En effet, les personnages ont un destin différent et leurs choix les conduisent soit à la mort, soit à une échappée, une survie.

Texte et dessin de Nathan Maillard, 2nde 7

 

dimanche 19 août 2018

Edito 2018

Cinébayen saison 6 tout comme le festival War on Screen : les deux sont nés à la même date et notre modeste outil continue d'accompagner cette manifestation mais aussi et surtout permet  à nos élèves de série littéraire de pouvoir s'exprimer sur le cinéma par de multiples contributions réalisées dans le cadre du Projet Méliès . Articles critiques , analyses , biographies mais aussi dessins , croquis et depuis 3 ans réalisations de courts-métrages.

Le projet de cette année veut encore renforcer le partenariat avec la Comète et le festival et  décline comme chaque année une thématique : celle du Lieu Unique en l'occurrence.

Un bâtiment , une pièce , une ville , un endroit indéterminé , un espace mental imaginaire devient un ( le ?) personnage de l'histoire racontée , " contamine " le récit , s'impose aux protagonistes par le scénario pour , au final , être associé totalement au film dans l'esprit et la mémoire du spectateur .
Unité de lieu , de temps parfois , d'action moins souvent mais sans jamais apparaître comme du " théâtre filmé " en gardant la dynamique propre au cinéma .
A toutes les époques le cinéma nous a présenté des histoires de ce type stimulant souvent l'imagination du spectateur. Alors nous vous invitons à ce nouveau voyage cinématographique avec la Comète ainsi qu'à la découverte de la Cinémathèque de Paris et pour les plus vaillants et motivés à faire leurs premières armes dans le domaine du cinéma et intégrer ainsi les deux magnifiques avatars du projet : Méliès family et Team Méliès.

A bientôt
photo extraite de : https //commeaucinemaavecungranda.com