mercredi 8 octobre 2014



"14-18 à Châlons : La vie à l'arrière"

J'ai décidé de vous donner mon ressenti sur le film "14-18 à Châlons : La vie à l'arrière". Je n'ai pas aimé ce film. J'avais plus l'impression qu'il s'agissait d'un documentaire que d'un film et que Châlons ne m'était pas restitué. Or les étudiants n'étaient pas de la ville ni même de la région, alors nous pouvons être indulgents. Selon moi, il était trop détaillé, ce qui le rendait ennuyeux. Cependant le débat à la fin était très intéressant.
Une fois le film terminé, les cinq étudiants (historiens) sont montés sur scène pour répondre aux questions du public et de Monsieur Bachmann (directeur de la Comète). Plusieurs historiens plus âgés étaient dans la salle et ont dénoncé quelques petites erreurs telles que certaines dates comme la première bataille de la Marne en Septembre 1914. Parmi les historiens présents deux sont sortis du lot et ont confrontés leurs idées. Ils n'étaient pas d'accord sur la raison pour laquelle le maire de Châlons s'était enfui ou non.
Des élèves ont également demandé aux étudiants s'ils s'étaient épanouis dans leurs travaux et comment ils avaient travaillé. Ils ont donc détaillé leurs différentes manières de travailler (archives (audio, surtout vidéos, et photos), écrits également même s'il y en avait très peu).

Manon Bodeving


mxdwn.com

The Green Prince de Nadav Schirman

Un thriller sur fond d’espionnage et de haute trahison : voilà ce que nous propose « The Green Prince » et c’est un programme fort alléchant. Mais dans les faits c’est un documentaire de témoignages auquel on a eu droit et en aucun cas un thriller.

Ce documentaire profite d’un cadre historique assez complexe (conflit israélo-palestinien) mais malheureusement on est lâchés dans ce film sans trop d’explications sur ce qu’est le Hamas ou les origines du conflit. Certes c’est très récent mais une piqûre de rappel n’aurait pas fait de mal et aurait facilité l’entrée dans le film. Malgré un début poussif, ce film se révèle vite passionnant malgré un scénario un peu décousu où plein d’étapes s’enchaînent sans forcément de lien entre elles, ce qui ne facilite pas la compréhension. L’histoire de cet espion montre la complexité du conflit dans lequel il s’est engagé. Malheureusement, c’est une succession de témoignages qui s’emboîtent certes  de belle manière mais on apprend peu finalement sur les faits de cet espion, mis à part qu’il a trahi sa famille et son pays et qu’il a fourni des renseignements à Israël. On apprend très peu sur la manière dont sa mission a pu se dérouler et c’est fort dommage. Malgré tout ce film a  un montage absolument impeccable mêlant témoignages et images d’archives et cela rend le film très agréable à regarder. Ce film ne met pas en lumière l’amitié entre les deux protagonistes et on ne voit qu’à la fin leur amitié et cela ne permet pas de saisir tous les enjeux de ce documentaire notamment l’amitié entre un israélien et un palestinien alors que leurs pays se font la guerre. Le plus gros défaut de ce film est que l’on ne voit que deux personnages parler et témoigner de leur expérience personnelle ce qui rend le film trop subjectif. Il aurait peut-être fallu rajouter l’intervention d’historiens pour mieux comprendre les problèmes politiques du moment.

Malgré tout ce film est très intéressant et agréable à regarder. La sincérité des deux protagonistes rend le film particulièrement touchant vers la fin. Mais on n’apprend que trop peu sur ce qu’a fait cet espion palestinien contre son pays et cela fait que l’on ressort avec un sentiment certes attendri sur le destin de Mosab alias « The Green Prince » mais aussi beaucoup de questions historiques sur la période qui n’ont pas été résolues dans le film. C’est quand même un documentaire que je conseille de voir pour sa sincérité.

Vincent Pivas TL2

14-18 à Châlons: La vie à l'arrière

critique du film "14-18 à Châlons: la vie à l'arrière"


Je dirais que dans l’ensemble ce film a pu apparaître intéressant pour quelqu’un bien évidemment qui réside ou connait les lieux de Châlons qui ont été mentionnés sinon il n’y a aucun intérêt, l’aspect ludique de ce mini film était de pouvoir restituer les différents endroits de Châlons de 14-18 à ce qu’on connait actuellement.
La fin a pu déboucher sur un débat entre des personnes résidant depuis un bon nombre d'années à Châlons à propos du manque de précisions concernant les informations délivrées au cours du film, ce fut d'ailleurs un débat mouvementé. 
Cependant j’ai trouvé ce film assez soporifique et finalement vide certes on a pu apprendre de nouvelles choses concernant ce qui pouvait se passer en dehors de l’action de la guerre en elle-même comme la fabrication de défense contre l'attaquant plus en détails ou par exemple l’hôpital vétérinaire mais bon au final c'était assez magistral et pas assez prenant. 
Alexane Pereira, TL2.


samedi 4 octobre 2014

Notre terrible pays

Critique du film "Notre terrible pays"

          Ce documentaire, filmé caméra à l’épaule, nous entraîne au cœur de la vie en Syrie pendant la révolte contre le régime de Bachar Al Assad. Nous suivons le parcours de Ziad Hamsi, jeune de 24 ans et réalisateur du film, et de l’écrivain et dissident Yassin Haj Saleh lors de leur périple de Damas en Syrie  jusqu’à la ville de Raqqa, aux mains de l'Etat Islamique.

            Le concept de ce film est très intéressant. Les images tremblantes et les paroles en arabe sont l’essentiel du reportage de guerre.  Sans censure, cela nous offre la sincérité et la douleur des hommes dont la caméra croise le chemin. Ils se révèlent et nous livrent également l'histoire difficile et compliquée de leur pays. Leur témoignage est poignant et nous montre l'autre côté de la rébellion. On ne peut qu’être ému devant l'histoire de Yassin, arrêté lorsqu’il avait seulement 20 ans et retenu pendant 16 ans dans les geôles syriennes, qui rejoint clandestinement Raqqa dans l’espoir de retrouver son frère enlevé par l’État Islamique. Par le regard de Ziad, celui de la jeunesse combattant pour la liberté, nous découvrons la vie dans les villes aux mains des rebelles libres et dorénavant hors de danger, les habitants les ont pourtant désertées et ne sont pas revenus. La caméra nous fait découvrir une ville fantôme dont les immeubles sont à moitié démolis, édifiante de silence et figée à tout jamais dans l'horreur du conflit. Le documentaire, très touchant, nous ramène vraiment à la réalité à travers ce triste spectacle qui fait froid  dans le dos. Yassin nous fait visiter ce no man's land : des enfants continuent à jouer dans les rues de cette ville morte, où le conflit faisait rage quelque temps auparavant. Un sentiment de solitude et d'accablement s'abat sur nous, spectateurs confortablement installés dans notre siège et pourtant transportés en Syrie en compagnie de Ziad et Yassin.


            A travers ce documentaire, Mohammad Ali Atassi (le second caméraman) et Ziad Hamsi nous font comprendre le tournant horrible qu'a pris le conflit en Syrie, donnant naissance à l’État Islamique. Selon les jeunes réalisateurs, cet état est autant l'ennemi que le régime, bien qu'il soit né de la révolte. La fin est émouvante comme cette scène au restaurant où Ziad et Yassin, dont nous avons suivi tout le parcours, craquent finalement devant la caméra et se mettent à pleurer. Le jeune homme nous dit que même s'il refuse de prendre les armes pour l’État Islamique, il continuera toujours à se battre pour sa famille restée en Syrie.

Marine et Nina

samedi 27 septembre 2014

Tango-Charlie, Tango-Charlie : Festival en approche !


                                                                                ©War on screen

Cette année encore, la ville de Châlons-en-Champagne et La Comète,
 organisent le fameux festival de cinéma :
WAR ON SCREEN
C’est donc l’occasion pour vous de découvrir ou redécouvrir de nombreux films de guerre,
Documentaires, Archives, Patrimoine, et surtout les films de la sélections 2014 dont de nombreux inédits !
War On Screen présente la guerre sur tous les écrans, cinéma, télévision, jeux vidéo ; des conférences seront également organisées sur ces sujets. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel :
http://waronscreen.com/
Une toute nouvelle affiche a été créée pour assurer la promotion du festival,
et nous l’avons analysée pour vous !

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                             © War on screen

 
       Certes nous pouvons trouver des aspects positifs à cette affiche. Tout d’abord, l’idée d’associer une grenade représentant la guerre, à une grappe de raisin représentant la Champagne-Ardenne, est très intéressante ; de plus, la luminosité et le travail de l’image des raisins les rendent très appétissants.  Le contraste entre le vert vif et acide des grains de raisins et le fond gris, terne, attire l’œil sur l’élément central de l’affiche, la grenade. Effectivement, elle est située précisément à la croisée des deux diagonales, formant donc une composition parfaitement géométrique. Par ailleurs, la police de War On Screen fait penser aux plaques d’identité des soldats ou encore aux pochoirs utilisés pour indiquer la destination des exportations de marchandises ; cette police serait donc une allégorie du voyage ? Nous pouvons le croire !  Car l’affiche nous promet plus qu’un voyage, elle annonce une fête ! En effet, la goupille est présentée sur le devant de la grenade, elle n’attend donc que d’être dégoupillée pour pouvoir laisser exploser ses raisins comme explose une bouteille de champagne à l’ouverture. C’est donc une invitation à la fête, lors d’un festival, en Champagne-Ardenne !

 
                                                                                © War on screen

Mais cependant, de nombreux points sont négatifs et rendent cette affiche plutôt mauvaise, principalement d’un point de vue informatif : elle n’atteint pas son but. Cette affiche est esthétiquement très plaisante, mais elle ne se remarque pas ! Elle n’attire pas assez le regard, un fond gris se fond parfaitement dans un décor urbain. De plus, même si vous la remarquez, en voiture vous n’aurez pas le temps de lire les informations situées tout en bas de l’affiche, en noir sur un fond gris foncé, donc très peu visibles. Pour les lire vous devrez vous trouver devant l’affiche et avoir du temps pour tout déchiffrer.  Il est de même pour le titre War on Screen, inscrire le plus important en blanc n’était peut-être pas la meilleure idée du fait de l’information considérable qu’elle représente. La stratégie publicitaire s’étend tout de même a plus que l’affiche : des kakemonos (drapeaux) et des marquages au sol ont été installés dans la ville ; mais un simple W fait-il penser directement à War on screen ? Pour quelqu’un qui découvre le festival pour la première fois, il est très difficile de savoir en quoi il consiste : la présence du cinéma manque cruellement à l’affiche ! Le mot « cinéma » n’est évoqué qu’une fois et le graphisme n’y fait pas référence. Nous sommes en 2014, nous fêtons donc le centenaire de la première guerre mondiale, comment différencier le festival de la commémoration ? Il serait important de revoir ces détails primordiaux lors de la création de l’affiche de l’année prochaine.

          Ainsi, les caractéristiques principales d’une bonne affiche sont loin d’être respectées. Nous ne pouvons pas nier qu’elle soit très esthétique et qu’elle symbolise bien l’esprit de la guerre et de la Champagne, bien que le cinéma soit malheureusement absent ; mais elle peine à être remarquée et les informations méritent réellement d’être mises en avant, en plus d’être lisibles. Cette analyse n’enlève rien au festival : elle est tout à fait personnelle, c’est pourquoi nous vous invitons à nous partager la vôtre !
Merci d’avoir lu notre critique, nous vous souhaitons un agréable moment avec
WAR ON SCREEN !

Florine Gervaise

UNE AFFICHE EXPLOSIVE ?
(Gaëlle)

   © War on screen
Du design oui, de l’efficacité non ! 
(Loreleï)


L'affiche de War on screen 
Festival international du cinéma

   
©War on screen

Beaucoup le savent, cette année marque le premier centenaire de la guerre 14-18. A cette occasion, notre devoir de mémoire est sollicité. Le festival War on screen est un festival de cinéma original, axé sur la guerre, les conflits à l'écran (War on screen signifie "la guerre à l'écran" en anglais). Le but de ce festival est de mettre en valeur le conflit (pas forcément militaire), que ce soit sur grand écran, télévision ou même sur jeux vidéos. Pour cette seconde édition, des affiches ont été placardées dans toute la ville, afin d'annoncer l'événement. Mais cette affiche est-elle vraiment une bonne affiche ? Attire-t-elle l'œil ? Nous informe-t-elle bien ? Nous donne-t-elle envie de vivre l'événement ?

Au prime abord cette affiche contient de bons éléments.
En effet, elle attire l’œil. Notamment grâce à la couleur un peu acide des raisins qui contraste avec le fond gris et neutre. Ainsi nous nous apercevons que ces raisins atteignent un niveau de perfection impossible : chaque grain est vert et brillant, comme si on les avait lustrés pendant des heures, on pourrait presque voir le jus qu'ils contiennent, nous donnant seulement envie de croquer dedans. La grappe de raisin se situe également juste au centre, flottant presque dans les airs, seule au milieu de la feuille attirant l’œil sur elle. Des effets de lumière mettent en valeur les raisins.


Ensuite, cette affiche incarne bien l'esprit du festival, avec l'élément principal qui représente une grenade, rappelant la guerre, de même que le raisin, symbole de la champagne. Ainsi, on nous suggère qu'avec une grenade, plus précisément, une grenade constituée de raisins, qui explose, on obtient du Champagne, vin de la fête. En plus de la grenade qui rappelle la guerre, la police d'écriture du titre War on screen rappelle les pochoirs utilisés dans le monde militaire (sur les caisses d'armement par exemple); les étoiles séparant les mots du titre font aussi penser aux décorations militaires.
Enfin, cette affiche peut donner envie d'aller au festival, notamment grâce au fait qu'elle est assez mystérieuse, ainsi, la curiosité peut inciter le public à venir. L'absence d'informations est compensée par une stratégie publicitaire mettant en place d'autres moyens comme les kakemonos. De plus, comme dit précédemment, le champagne est le vin de la fête. En supposant que chaque grain de raisin soit une grenade prête a exploser, on peut s'attendre a une ambiance, vraiment festive.
La première impression passée, les éléments négatifs l'emportent. En effet, malgré le vert acide des raisins, les couleurs sont trop neutres pour attirer l'attention, que ce soit en plein centre ville, ou même à la campagne. Nous pouvons voir que le titre est écrit trop petit et ton sur ton (blanc sur gris clair) rendant le titre et les informations illisibles de loin. Les explications (Festival international de cinéma en Champagne Ardenne) sont en plus trop longues à lire. Quelqu'un qui passe en bus ou en voiture par exemple, n'a pas le temps de tout lire. La date est écrite sur deux lignes, et dans un coin, ne facilitant pas sa lecture. De plus, toutes les écritures sont situées en bas de l'image. L'affiche a beau être jolie, c'est une affiche non visible, et donc inutile car pas accrocheuse.
Ensuite, bien que cette affiche mette en évidence la guerre et la Champagne Ardenne, l'aspect cinéma, écrans, est totalement ignorée et manque cruellement Le titre de ce festival étant War on screen, le cinéma et les écrans en général sont indissociables du titre et leur absence sur cette affiche laisse a croire qu'ils ne sont pas importants. Le cinéma, la télévision, les jeux vidéo sont les éléments de base de ce festival. Nous pouvons même dire sans nous tromper que sans eux, cet événement n'existerait pas.
De plus, ce festival n'a que deux ans : nombreux sont les gens qui n'en connaissent pas le principe, donc l'affiche devrait être plus explicite ; la campagne publicitaire mise en place grâce aux kakemonos manque d'ailleurs d'informations. Tout le monde n'est pas assez curieux pour se rendre à un festival seulement pour voir de quoi il s'agit.

Ainsi, même si cette affiche est très jolie, épurée, sobre, et recherchée, elle ne remplit pas son rôle puisqu'elle n'attire pas suffisamment l'œil et donc l'attention. Elle peut plaire visuellement mais cela ne suffit pas.
Nous insistons sur le fait que cette année n'est que la seconde édition du festival, et donc, que cette affiche devrait expliquer clairement ce concept qui est nouveau, et pas assez connu. Attendons encore un peu, avant de faire de belles affiches neutres, que le public connaisse mieux cet événement cinématographique.

Clothilde Rhodes

lundi 22 septembre 2014

War on screen édition 2014 commence le 1er octobre et la remise des prix aura lieu le dimanche 5 octobre en fin de journée. Les élèves du lycée y participeront activement et notamment les 1ères L2.Voici leur programme:
- jeudi 2 octobre à 10h00 Excalibur dans la salle de conférences du lycée
-jeudi 2 octobre à 13h00 Fort Bliss ( compétition officielle  ) à la Comète
-vendredi 3 octobre à 13h00 Canopy ( compétition officielle) à la Comète.
Deux de nos lycéens vont aussi participer au jury du court-métrage et choisir avec leurs camarades le lauréat.
Un groupe d'élèves volontaires de tous niveaux vont eux aussi participer au festival et ainsi réagir " à chaud" après les différentes projections.
Bon festival à tous !

jeudi 28 août 2014


Nous voici partis pour une nouvelle année , la quatrième du projet cinéma de la classe de première L2 du lycée Pierre Bayen. Mais nous avons décidé d'innover en plaçant notre démarche sous les auspices de Georges Méliès : pouvait-on rêver meilleure référence que la figure de cet inventeur,magicien et metteur en scène qui nous permet de remonter aux sources du cinématographe? 
Et choisir le genre fantastique comme terrain de jeu c'est aussi naviguer entre les périodes ,des origines aux formes les plus modernes,et entre les domaines, ceux du merveilleux, du gothique ou du film d'angoisse. Nous espérons pouvoir aborder  les questions de mise en scène, les figures de héros dans le récit fantastique mais surtout décrypter le cinéma pour ce qu'il est c'est-à-dire une fenêtre ouverte sur le monde.
Nous souhaitons avant tout que nos élèves partagent avec nous la joie éprouvée à imaginer ce projet. Et maintenant que le spectacle commence....