jeudi 10 octobre 2019

Au nom d'une critique




In the Name of the
Father 1993 (Au Nom
du Père) de Jim Sheridan

Avec : Daniel Day-Lewis,
Pete Postlethwaite et
Emma Thompson






Lors du festival «War on Screen», nous sommes allés voir le film Au Nom du père : voici notre critique.

Bien que la réalisation du film soit classique, elle présente de bonnes idées techniques dont de beaux travellings et des plans d'ensemble qui nous permettent d'observer les décors très bien détaillés du film, comme Belfast en plein chaos qui contraste avec la propreté et le calme de Londres, mais également la solitude et le confinement dans la prison. L'ambiance sonore colle très bien avec les différents décors.
On sent que le réalisateur a voulu dénoncer la justice et le gouvernement anglais par un scénario très prenant mettant en scène des anti-héros, interprétés par de bons acteurs, qui sont écrasés par leur environnement. Certaines scènes sont même choquantes, comme la scène où le directeur de la prison  est brûlé vif par un prisonnier.

Avis personnel des critiques :

Thibault :
Un très bon film historique, tragique et touchant.
Le réalisateur a extrêmement bien retranscrit à l'écran cette histoire vraie dans un contexte très réaliste.
Une scène qui m'a personnellement marqué est celle du tribunal où des innocents partent en prison car les acteurs ont joué le tragique à la perfection et c'était prenant de savoir quel allait être leur destin. Je vous recommande bien évidemment ce film.

Lukas :
J'ai beaucoup aimé ce film car les acteurs jouaient très bien et on se sent happé par l'histoire. Les transitions entre les différentes étapes du film était bien faites. La scène que j'ai préférée était celle de l'hommage à la mort de Giuseppe.
J'ai trouvé cependant que les musiques étaient introduites de façon brutale, mais je recommande comme même grandement ce film.


 Lukas Menot et Thibault Delacharlerie, 2nde4

Sources images: 
allociné/wikipédia
ciné borat-canalblog


Giuseppe Conlon

Le père de Gerry est présenté comme une force qui ne faiblit pas. Le chef de la famille Conlon est attaché à ses proches, et en particulier à sa femme Sarah Comme il le raconte à son fils sur les quais de Belfast, il n’a pas hésité à se jeter à l’eau du bateau qui l’emmenait loin de l’Irlande, pour retrouver celle qu’il aimait et qui allait devenir son épouse car son père était censé rejoindre l’armée anglaise et il risquait donc d’être accusé de désertion. Alors qu’il est détenu en prison et qu’il sent la fin approcher, le vieil homme manifeste encore tout son attachement à sa femme, quand il se remémore avec émotion leurs promenades dans Belfast.
 
Le père de Gerry est aussi toujours présent auprès de ses enfants. Il est là pour empêcher l’IRA d’infliger une punition à son fils il n’hésite pas à le rejoindre en Angleterre pour le soutenir quand il apprend qu’il va être jugé. Il est très attaché à sa religion. Il pardonne cependant à son fils, car Gerry se « confesse » devant le tribunal. Même quand son fils, sous l’emprise de la drogue, se moque de lui alors qu’il récite ses prières, Giuseppe reste imperturbable. Quand le responsable de l’IRA vient lui dire qu’il est l’auteur de l’attentat et lui propose son aide, Giuseppe refuse. Il décède en prison suite à des problèmes de santé. Autant dire que Giuseppe Conlon a une force de caractère à l’opposé de la personnalité de son fils.


Lou-Anne Le Roy et Angus Jacquelet

Une mort... attendue ?

Certains veulent la mort des autres, mais dans le cas présent , c'est Giuseppe qui en a subi les conséquences... Sa gentillesse, sa force inébranlable et son courage ne lui ont pas permis de survivre.


https://www.cineserie.com/movies/671979/


Ce film ne nous a pas laissés sur notre faim, les émotions sont fortes.

Pour vous imprégner plus dans l'histoire, nous allons vous plonger dans une scène, qui pour nous est la meilleure, et nous a fait pleurer.

Nous allons vous mettre dans la situation : Giuseppe, un père, qui a suivi son fils pour le pire, s'obstine à vouloir le pousser vers le haut jusqu'à perdre sa vie. Il n'a jamais perdu espoir, toujours muni de son chapelet, il croyait en la liberté,  sa liberté,  la leur...

Malheureusement Giuseppe mourant, ses jours sont comptés. Mais pour lui il pouvait mourir en paix après la promesse de son fils : "C'est bon j'arrêterai même après ta mort. Gerry avait d'abord dit : "J'arrêterai tant que tu sera vivant". Gerry passe par l'ironie pour faire cette promesse à son père, n'ayant jamais auparavant montré l'ombre d'une angoisse, ou  d'une peur. Ici nous pouvons pour la première fois ressentir le chagrin qu'éprouve Gerry pour l'éventuelle perte de son père qui depuis le début le soutient.

La nuit passe, Giuseppe reste muet malgré les appels de son fils. Gerry s'inquiète, se lève effrayé et essaye de réveiller son père. En l'absence de réaction de la part de Giuseppe, Gerry emploie la manière forte :  de toute la puissance de son poing il tape sur le torse de son père. Une fois, deux fois et au bout de la troisième Gerry suffoque. Alors Giuseppe s'empresse de taper contre la porte afin d'essayer de trouver de l'aide. Un garde arrive et regarde par le judas, mais ne se presse pas. Alors le sentiment de haine arrive instantanément chez les spectateurs, nous ressentons du dégoût. La seule chose que l'on se dit c'est "DEPECHEZ-VOUS !!!". Malgré tout les gardes arrivent, sortent le brancart et l'amènent à "l'hôpital". Nous les spectateurs, après cette scène éprouvante, nous sommes soulagés. Gerry triste après cet évènement entend un prisonnier appeler son nom et voit à travers la fenêtre des flambeaux, des papiers allumés par les détenus et jetés dehors, se multiplier de seconde en seconde et traverser la nuit en tombant vers la cour. C'est une scène magnifique en hommage à Giuseppe qui nous fait verser une larme.

Nous vous laissons le lien afin de partager ce que nous a procuré ce film :
https://youtu.be/BtOoFI1kUY8

Bélise et Franchesca

Une affiche innovante

Cette année le festival War on Screen, consacré aux films de guerre, s’est offert une affiche totalement différente de celles des années passées.

 

A l’inverse des deux dernières affiches, celle-ci est une photo tirée d’un film: The Big Parade (1925). Elle ressemble très fortement à la première affiche qui était également une photo.

  
L'affiche de la première édition du festival détournait de façon humoristique les codes du film de guerre, mais ses coloris ternes la rendaient peu visible.


  

L'affiche de 2019 se démarque très fortement des deux dernières, qui reposaient sur la surimposition des deux univers, celui de la guerre et celui du cinéma. Sur l'affiche de 2017, l'aspect sinistre du champignon atomique est désamorcé par le fait qu'il est constitué de pop corn et qu'il se détache sur un fond rose bonbon. Le cinéma devient aussi appétissant qu'une friandise... Sur l'affiche de 2018, la forme menaçante du missile est elle aussi adoucie par sa teinte rose, et au lieu de cracher du feu, la fusée ne crache plus que des mètres de pellicule, sur un fond bleu qui apaise.

L'affiche de 2019 est la première des affiches du festival transmettant un message écrit : «Faites des films, pas la guerre». Ce message rappelle fortement le slogan «Faites l’amour, pas la guerre», un slogan issu de la contestation hippie de la guerre du Vietnam dans les années 60 aux Etats-Unis. Ce détournement veut peut-être suggérer que le cinéma peut aider à lutter contre les préjugés qui conduisent les hommes à s'entretuer, en les aidant à mieux se comprendre les uns les autres... 


L’affiche ne comporte quasiment aucun texte pour garder un message simple et efficace, elle doit être compréhensible par tous. 


Cette photo a été retouchée pour garder majoritairement deux couleurs, le bleu et le rouge.  La présence du rouge apporte de la chaleur, en contraste avec le fond uni, composé d’une couleur froide. Le bleu et le rose rappellent les deux affiches précédentes.

Pour conclure, le festival s’offre une affiche innovante, qui casse les codes établis par les deux dernières, en retournant aux sources avec une image tirée d’un film. War On Screen choisit de quitter le jeu des surimpressions pour des images plus parlantes et concrètes. L’affiche reste élégante et efficace pour être compréhensible par tous. 

Matthysse, Goltié et Scymmon, complété par J. H.

Le stop-motion, comment ça marche ?

Nous avons réalisé un atelier qui consistait à tourner un court-métrage en stop-motion. Nous avions à disposition des livres pop-up et des personnages en carton. Il fallait filmer différents plans représentant les scènes du film d'animation. L'histoire racontait les aventures de deux adolescents, frère et sœur, qui, un jour, ont vu au loin une île que même les anciens du village n'ont jamais vue. Ils décident de s'y rendre en bateau et quelle surprise les attend lorsqu'ils arrivent sur l'île !

Ils découvrent que les autochtones sont des animaux parlants ! Le premier habitant que les enfants rencontrent est un perroquet facteur. Ils le suivent discrètement jusqu'à ce que le postier fasse tomber une lettre. Les ados la ramassent et l'ouvrent. Ils découvrent une invitation à une fête pour tous les habitants de l'île. Ils s'y rendent mais l'ours videur les rejette car la soirée est interdite aux humains. Ils se déguisent et réussissent à rentrer car l'ours est un poil myope. Mais au bout d'un moment il se rend compte de la supercherie. Il entre dans un état de fureur sans précédent. Sa colère cache sa tristesse de ne pas être invité. Les enfants finissent par le raisonner et l' invitent à se joindre à eux.

Compte rendu technique :

Il y a eu une multitude de plans filmés dont de très gros plans, la majorité sont des plans d'ensemble. Il y a aussi 3 plans généraux dont une vue aérienne. Tous ces plans sont fixes. On devait prendre des photos en déplaçant d'environ 1 cm les éléments du décor à chaque photo. Il y avait environ 14 images par seconde. Les scènes duraient environ 3 secondes. Tybaut et moi avons fait chacun de notre côté différentes scènes. Je me suis occupé de deux scènes : un plan général de l'île avec un avion qui volait autour. Il fallait y faire bouger l'avion qui était suspendu à un rail, je me suis également occupé de la vue aérienne de l'île où il fallait faire tourner les personnages autour de l'île. Tybaut s'est occupé des expressions faciales des enfants. Il fallait changer leurs bouches pour donner une impression de parole. Faire cet atelier nous a beaucoup plu.

On espère que cet article vous plaira !

Tybaut Hervouët et Axel Gerard


WOS vu par l'option CAV


 
War on Screen est un festival international de cinéma dédié aux représentations des conflits réels ou imaginaires organisé tous les ans depuis 2013 par la Comète. Ce festival dure cinq jours au début du mois d’octobre.

Nous avons participé au festival War on Screen dans le cadre de l’option cinéma audio-visuel du lycée Pierre  Bayen les jeudi 03 et vendredi 04 octobre 2019. Le jeudi 03 octobre nous avons été voir le film In the name of the father. Le vendredi 04 octobre nous avons participé à des activités autour du stop-motion.


Jeudi 03 : Visionnage du film

Comme il est écrit plus haut, nous avons été voir le film In the name of the father en version originale sous-titrée français. Ce film a été réalisé par Jim Sheridan en 1994. Les deux acteurs principaux sont Pete Postlethwaite et Daniel Day-Lewis. Ce film est tiré du livre autobiographique de Gerry Conlon. Qui dit autobiographique dit histoire vraie. En effet ce film retrace le combat de Gerry Conlon.


L’histoire débute en Irlande, à Belfast en 1974 où Gerry CONLON, jeune délinquant, part pour Londres où il espère réussir sa vie. Très vite, il est arrêté par les autorités qui le pensent coupable d’un attentat qu’il n’a pas fait. A cause d’une loi laissant peu de temps aux autorités pour obtenir des aveux, les pliciers torturent Gerry lui arrachant des aveux en menaçant de tuer son père. En se dénonçant, le jeune homme implique ses amis et sa famille. Ainsi, trois de ses amis et une partie de sa famille sont déférés au tribunal et perdent leur procès  du seul fait d’être irlandais. Le film nous montre le combat de Gerry Conlon pour sortir de prison. Il va gagner son combat grâce à une avocate qui réussit à prouver leur innocence quinze ans après le procès.


« Anormal et choquant que la police ne passe pas devant la justice à son tour... » 
 Clémence DENIS

« C’est bien qu’il y ait des traces d’humour dans un film dramatique »  
Louison Perrin-Niquet
En effet, l’histoire est vraiment triste et certaines de nos camarades ont versé des larmes.
« Nous avons commencé à pleurer au moment où le père n’arrivait plus à respirer, nous savions ce qui allait se passer. La scène où les prisonniers lancent des papiers brûlés en son hommage est la plus triste du film. » 
Bélise Masumbuko et Franchesca Servas

« La fin est vraiment géniale. J’ai beaucoup aimé la façon dont le film nous montre la détermination de Gerry. Certains moments montrent de la solidarité et les sentiments y sont forts. » 
Nathan Tourniaire

« Le fait que le film est tiré d’une histoire vraie nous touche d’autant plus » 
Lou-Anne Le Roy

En conclusion, les avis sont positifs, le film a plu et touché tous les élèves de l'option.


Vendredi 04 : Activités autour du stop-motion

Nous avons été séparés en deux groupes mixtes. Dans chacun des deux groupes il y a d'abord eu la présentation du stop-motion puis celle des activités que nous avons faites. Dans notre groupe nous avons découvert la pixellisation et dans le deuxième groupe l'animation en stop-motion avec des décors et personnages en papier.

Dans le premier groupe nous avons participé à trois activités autour de la pixellisation :
  -inventer une courte scène devant un fond vert en utilisant la pratique de la pixellisation. Nous devions donc représenter la scène sous forme de plusieurs photos. Nous nous positionnions en respectant notre scène et prenions une photo à chaque mouvement. Ainsi lorsque nous regardons les photos rapidement, cela crée une impression de mouvement fluide.
- sauter devant un rideau noir : nos camarades devaient prendre une photo à plusieurs reprises tandis que nous étions en l'air. Ainsi lorsque nous regardions les photos rapidement, nous avions l'impression de rester en l'air.
-  créer un générique avec notre prénom. Pour cela il fallait positionner les lettres de notre prénom en prenant des photos à chaque  position différente.
Dans le second groupe nous avons participé à une activité autour de l'animation, qui consistait à bouger des personnages en papier dans différents décors et à prendre en photo chaque position afin de créer une scène d'animation.

Nous n'avons pas eu le temps de permuter les groupes pour faire toutes les activités.

Dans l'ensemble, le premier groupe a apprécié les trois activités autour de la pixellisation. Le deuxième groupe a aussi apprécié l'activité autour de l'animation mais la plupart ont trouvé cela lassant de répéter les mêmes gestes pendant 1h30. Malgré tout, les activités ont dans l'ensemble été appréciées.

En conclusion, ces deux sorties ont été enrichissantes et ont beaucoup plu à chacun d'entre nous.

Garance Renaudet et Cassandra Bodoville

Image: allocine.fr



samedi 5 octobre 2019

Prise de notes

War on Screen 2019

Vendredi 4 octobre 2019

Bertrand Tavernier présente le film de Franck Borzage, La Tempête qui tue (1940)


Franck Borzage (prononcer Borzaigui, comme John Ford lui-même l’a fait remarquer à Tavernier) a réalisé parmi les plus beaux films d’amour, surtout dans la période du cinéma muet. C’est un mineur à l’origine, qui s’est mis à faire du cinéma. Ses films sont des mélodrames, qui pourraient tomber dans le pathos. Mais il y a toujours une touche d’humour, un détail, qui permet de l’éviter.

Un de ses plus beaux films est L’Heure suprême, pour lequel il a reçu l’oscar du meilleur réalisateur. Ce film met en scène de pauvres gens à Paris en 1914, qui travaillent dans les égouts et habitent une mansarde tout en haut d’un immeuble. Le film joue sur l’opposition symbolique entre le sous-sol et la mansarde près du ciel.

Borzage a aussi réalisé des semi-comédies et des drames semi-symbolistes, dont l’un prend place dans l’au-delà.

Son frère, Dan Borzage, était accordéoniste et accompagnait les acteurs avant leur entrée sur le plateau. Frank Borzage, selon le comédien Charles Farrell, ne savait pas lire. C’est sa femme qui lisait pour lui, puis il dictait. Est-ce une légende ? A-t-il appris ensuite ? En tout cas, c’est une anecdote significative.

Charles Farrell dans L’Heure suprême (1927)

Franck Borzage a fait des films jusqu’en 1961. Ses films sont à la fois contestataires et empreints d’une grâce métaphysique. Il était chrétien. Il prend parti pour les réprouvés, les underdogs. Ainsi dans Ceux de la zone (1933), Spencer Tracy joue un homme qui gagne sa vie comme homme-sandwich et qui vit dans un horrible bidonville.

Spencer Tracy, c. 1935

Borzage a aussi tourné une comédie. Il n’a jamais tourné de western (sauf en muet). C’est surtout un metteur en scène de mélodrames. Cf. coffret de DVD Carlotta qui rassemble ses films muets.

Les films muets contiennent des trésors inouïs, en particulier dans le domaine du jeu des acteurs : lorsque ce ne sont pas des acteurs histrioniques, qui exagèrent leurs mimiques parce que c’est du muet, c’est souvent un jeu très moderne.

La fin de la carrière de Borzage est décevante, car il est contraint de travailler sur des projets qu’il n’a pas choisi. Le Fils du pendu (1948), un film qui souffre de faiblesses dans sa construction, s’ouvre cependant sur une séquence admirable de pendaison, de 14 à 15 plans, expressionniste : elle montre des ombres, un reflet dans une flaque d’eau, tout un travail sur l’ombre et le contre-jour. Le chef opérateur, John Russell, travaillera ensuite avec Hitchcock.

La Tempête qui tue (The Mortal Storm) sort en 1940. C’est au départ un film anti-nazi. Les dirigeants de la M.G.M. sont des Juifs républicains conservateurs. Leur politique est de sortir des films de divertissement, sans préoccupation politique. Cependant un metteur en scène anglais, Victor Saville, est envoyé aux États-Unis par Winston Churchill pour pousser les États-Unis à quitter leur isolationnisme. C’est un agent de propagande.

Il est avéré que des metteurs en scène anglais, dont Hitchcock lui-même, ont travaillé pour pousser les États-Unis à la guerre. Hitchcock s’est engagé, avec en particulier le film Lifeboat (1944).

Victor Saville se vante d'avoir tourné une bonne partie de La Tempête qui tue. En réalité, il n'a sans doute tourné que l'autodafé, comme le signale l'excellente biographie d’Hervé Dumont sur Borzage.

Les studios américains de l’époque, à l’exception de la Fox, envoient systématiquement les scénarios qui parlent de l’Europe au consul allemand nazi, et ce jusqu’à Pearl Harbor. Le consul fait disparaître des films toute allusion à l’antisémitisme.

En 1939, suite à la mort de deux de ses employés juifs en Allemagne, la Warner cesse toute relation avec l’Allemagne nazie.

Les firmes cinématographiques ne voulaient pas perdre de films en Allemagne. Voilà contre quoi le film de Borzage se faisait. 85 % du film a pu être préservé de cette censure, contre 50 % pour Trois camarades (1938). Par exemple on ne parle pas de Juifs dans le film, mais de non aryens. Ce film doit être arraché à des gens qui servent les nazis.

L’actrice est Margaret Sullavan, l’actrice préférée de Borzage.

J.H.

Images Wikipédia