vendredi 9 octobre 2015

Les bruitages selon Jean-Carl FELDIS !






















Bibliothèque Georges POMPIDOU, Jean-Carl FELDIS, un musicien, 

compositeur et bruiteur, nous a initié à un atelier bruitage dans le 

programme lié au festival WAR ON SCREEN.

Selon les connaissances de Jean-Carl, il existe quatre grandes

familles de son;

-Les voix qui sont parl
ées, criées, chantées, sifflées, pleurées ou

encore chuchotées


- La musique qui permet de mettre en valeur la scène.

- Les bruitages tels que les bruits de pas, de feu, ou de porte.

- Les sons d'amb
iance, les intempéries, les conversations de

plusieurs personnes…

Pour nous montrer les coulisses d'une scène, Jean-Carl
a fait monter

plusieurs élèves sur scène en tant qu'acteurs ou bien bru
iteurs.. La

scène consistait
en une rencontre entre un homme marié et une

jeune fille pl
utôt charmante qui va avoir la folle envie de l'embrasser

à l'arrêt de bus. Néanmoins le jeune homme marié l'arrêtera à temps


par une claque produit par un garçon qui tape fort dans ses mains


Manon jouait cette jeune fille, une jeune fille faisait le son produit par

Manon dans un micro en même temps que la scène, et un garçon

faisait la voix de l'homme marié en colère.





Muni de son ordinateur, d'un micro, de son logiciel où il préserve des

extraits de films muets et d'une table de mixage qui est indispensable

selon lui, p
endant une heure Jean-Carl FELDIS nous a fait travailler

sur l'extrait des
Aristochats, un film de Disney. Après avoir regardé

l'extrait muet plusieurs fois, il a fallu trouver les bruits manquants.

Pour cela nous avons utilisé plusieurs objets, comme nos mains

avec des claquements de doigts pour la pluie, et les tapotements de

mains pour imiter les pas de la petite souris, nos bouches, des sacs

plastiques que l'on a frottés contre nos mains très lentement

également pour imiter le son de la pluie.

Après cette étape, Jean-Carl nous a montré comment il procède

pour assembler les bruits ensemble. Le principe est simple, on

ajuste les sons pour que l'équalisation soit correcte. L'équalisation est

un terme désignant le son de différentes fréquences.


Ainsi cette expérience en rapport avec la thématique de la guerre

nous a fait découvrir l'univers du bruitage sous différents angles, ceci

a été un plaisir pour la majorité d'entre nous, avec des rires et une

bonne ambiance pendant deux heures ! Nous conseillons à tous et à

toutes de vivre cette expérience unique!






Elen MARTIROSYAN.

Evangéline MICHELET.

Un atelier qui fait du bruit !

Ce vendredi 2 octobre 2015 avait lieu à la bibliothèque Georges Pompidou un atelier sur le bruitage cinématographique ! Animé par l'agréable Jean-Carl Feldis (bruiteur, compositeur, ingénieur du son…), les élèves présents ont pu apprendre toutes les subtilités du doublage de quatorze heures à seize heures !

Armés de différents objets, de leurs voix et d'une table de mixage, les apprentis bruiteurs ont eu l’occasion de rajouter du son à deux extraits de films d'animations rendus muets ! Au programme, le rajout de pluie, d’aboiements, de pas, de sifflements d'oiseaux … et bien plus encore ! Ils ont utilisé pour cela plusieurs matériaux, allant du sac plastique jusqu'à une vieille pellicule de bande son, en passant par leur voix ! Saviez-vous par exemple que des claquements de doigts, associés à des claquements de langue et des sacs plastiques frottés les uns contre les autres, imitent parfaitement le bruit de la pluie qui tombe ?

Les élèves ont travaillé sur deux extraits : le premier, qui durait quelques secondes, était une scène issue des Aristochats de Disney sorti en 1970 ; le second, qui faisait quant à lui une minute, était un film d'animation japonais fantastique de 2007 de Keiichi Sugiyama.

Cela n'aurait pas pu se faire sans l'aide primordiale du micro et de la table de mixage, matériel indispensable pour tout bon doubleur ! Le micro permet de capter tous les sons, même les plus infimes : le silence lors des enregistrements est de mise. Quant à la table de mixage, elle permet de modifier à volonté les sons enregistrés pour les rendre, par exemple, plus aigus, plus graves, ou pour créer un effet d'écho.

Très instructif et amusant, cet atelier n'a pas manqué de plaire à tous ! Les élèves sont ressortis avec le sourire et, peut-être même une nouvelle idée d'orientation.


Article rédigé par Tiana Sama et Juliette Bossut. 

Biographie de Leyla Bouzid






Leyla Bouzid











Leyla Bouzid est née en 1984 à TUNIS. Elle est la fille du réalisateur Nouri Bouzid. A l'âge de 19 ans, elle décide de partir étudier à Paris où elle intègre la Sorbonne.

Elle débute sa carrière en tant qu'assistante-réalisatrice et co-réalise son premier court-métrage en 2008, appelé : Sbeh el Khir. Elle intègre ensuite la FEMIS et fait partie de la promotion de 2011

Elle réalise plusieurs courts-métrages tels que Soubresauts, Zakaria qui seront récompensés de plusieurs prix, après une soixantaine de sélections. 

A peine j'ouvre les yeux est son premier long-métrage.

Il a été très apprécié aux Venice Days de 2015, et a obtenu le prix du public ainsi que le prix « Europe Cinémas »

Il a également été diffusé pour la première fois en France au Festival de War on Screen de 2015 et a obtenu le prix du jury.



Shannon Gombault et Camille Savre


vendredi 2 octobre 2015

War on screen

 Bayen en avant marche !

 Photo J. Hugenell

Communiqué

Depuis l'ouverture du festival le 30 septembre, les lycéens de Bayen ont participé à de nombreux événements, et sont invités à en rendre compte sur ce blog. Nous attendons sous peu des nouvelles du front...

mercredi 23 septembre 2015

Analyse de séquence

Frankenstein
(James Whale, 1931) 
"The monster befriends Maria"


http://filmmakeriq.com/images/frankenstein-befriends-maria/frankenstein-and-maria/ 



Voir la vidéo sur www.youtube.com/watch?v=v5FtI472Q6I



La séquence à analyser est d'une durée de 3mn et 22 secondes. Les personnages de cette scène sont la créature et la fille d'un villageois âgée d'environ cinq ans.

Comment le réalisateur met-il en relief l'innocence du monstre ? 

Le monstre possède un cerveau de criminel, mais lorsqu'il aperçoit la petite fille, il ne la tue pas. Il la laisse lui parler et lui montrer ce à quoi elle jouait. 
Ce qu'elle lui montre est quelque chose d'enfantin, de délicat puisqu'ils manipulent des fleurs, doux, calme...

Cependant, c'est une enfant innocente et douce qui lui montre cela. Elle ne pourrait pas se défendre au cas où il lui ferait du mal, ce qui est le cas à la fin de la séquence.

De plus, elle ne fait aucune différence par rapport à son physique, c'est-à-dire que malgré le fait qu'il est laid et effrayant, elle joue calmement avec lui, ce qui est surprenant pour une fillette de son âge. ce qu'elle lui fait voir plaît au monstre, il est enfin heureux. Quelqu'un l'accepte comme il est.

Enfin, lorsque la créature s'aperçoit de ce qu'elle a fait, elle s'enfuit affolée.

Tout cela prouve que le monstre n'a pas un mauvais fond, contrairement à ce que pensent les villageois au premier regard. La créature se rend compte du crime qu'elle a commis, et le regrette. Voilà ce qui met l'innocence du monstre en relief.

Les moyens cinématographiques mis en oeuvre

Pour commencer, le décor (le jardin, les montagnes et le lac) montre une sérénité parfaite, et symbolise le Paradis, qui sera troublé par l'arrivée du monstre.

Deuxièmement, le temps ensoleillé représente aussi le Paradis, qui est opposé à la fin du film, où il fait nuit, il y a une poursuite dans les montagnes, la créature meurt dans les flammes. Tout cela représente l'Enfer.

Le monstre qui est de sexe masculin et la fillette de sexe féminin symbolisent Adan et Eve, créés par Dieu, au Paradis.

La position des personnages est telle que le monstre se trouve à gauche de l'image, ce qui signifie dans le monde du cinéma qu'il est effrayant et inquiétant.

Cependant il est innocent puisqu'il n'a été créé que quelques heures auparavant, donc il est comme un nouveau-né. Il ne connaît rien à la vie. Cela est montré par un gros plan sur les mains du monstre, après que la petite fille lui a montré l'utilité de ses mains.

Ensuite, les fleurs blanches et la robe claire de la petite fille incarnent la paix et l'innocence, notamment par rapport à son âge.

La poignée de mains de la créature et de l'enfant est exactement au centre de l'écran, pour rappeler que l'une des choses importantes de cette séquence est une amitié qui naît, entre deux innocences.

De plus, la mort de la fillette à l'écran a énormément choqué le public lors de la sortie du film. C'était impensable de scénariser et de filmer la mort d'un être si fragile et innocent.

Le monstre prouve qu'il ne veut pas lui faire du mal, en se mettant à sa hauteur, en la touchant et en l'observant avec une grande attention.

L'arrivée du monstre dans la séquence correspond à sa sortie d'un buisson, il vient troubler l'équilibre de la nature.

La créature jette la petite fille à l'eau, parce qu'elle pensait que la petite fille flotterait comme les fleurs, étant donné qu'elle est très pure, comme une fleur.

La créature laisse la petite fille la prendre par la main, pour prouver qu'elle lui fait confiance.

Elise Afonso, Orane Moula, Laurine Roger
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